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  • Précarité – ECG Jean-Piaget

    La classe était intéressée par la problématique de la précarité à Genève. Une première rencontre a eu lieu entre les élèves et un volontaire du mouvement ATD Quart monde, travaillant avec des jeunes en difficulté d’insertion, ainsi qu’une personne collaborant au Club social rive gauche, lieu d’accueil des services sociaux de la Ville, qui propose petits-déjeuners et repas aux personnes en difficulté.

    Après avoir mis en lumière différentes problématiques liées à la précarité croissante mais souvent invisible, à Genève, les élèves ont eu un débat animé sur la question de la mendicité à Genève. Des réactions assez vives sont apparues à propos de la question de la présence des Roms.

    La semaine suivante, le Codap a donc invité l’association Mesemrom à venir répondre à leurs questions, et à présenter une autre image de cette population.

    Les élèves se sont ensuite lancé dans l’élaboration de diverses activités.

    Création d’un DVD, illustrant le traitement médiatique de la mendicité des Roms à Genève. Interview de personnes Roms pour essayer de comprendre les difficultés rencontrées dans leur pays d’origine

    PROBLÉMATIQUE:

    Le traitement médiatique de la mendicité à Genève est fait de manière extrêmement partiale, et souvent populiste. Les journalistes ne donnent à voir qu’une facette de ces personnes, celle liée à leur activité sur notre territoire, et ne cherchent jamais à saisir quelles sont leurs réalités, ici et là-bas.

    OBJECTIFS:

    • Montrer l’uniformité du traitement médiatique du problème de la mendicité
    • Faire voir une autre facette de la présence des Roms à Genève
    • Chercher à comprendre quels sont leurs conditions de vie dans leur pays d’origine et ce qui motive leur venue à Genève

    ACTIVITÉ:

    L’équipe qui a désiré travaillé sur ce sujet a imaginé son travail en deux parties, qu’il regrouperait par la suite sur un DVD afin de former un outil pour discuter de la question controversée de la mendicité

    1) Travail critique sur l’image donnée par les médias, sur la base d’article de presse, et de photos d’Eric Roset, photographe et membre du comité de Mesemrom

    Montage: [kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/PrUb5ppUR74" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

    2) Interview de Roms à Genève, dont voici un extrait:

    Depuis quand êtes-vous ici?

    Je suis à Genève depuis deux ou trois semaines.

    En quoi votre situation dans votre pays d’origine devenait-elle insoutenable?

    En Roumanie, je n’ai pas de travail, je ne sais pas quoi faire, j’ai une petite maison. Je suis venu ici pour avoir des meilleurs conditions de vie, pour que mes enfants puissent aller à l’école, qu’ils soient bien habillés. Pour avoir de l’argent pour manger. C’est la première fois que je quitte mon pays. Je suis venu ici pour gagner de l’argent, améliorer mon logement. Ici, c’est mieux qu’en Roumanie. Je vais dans la rue, je demande aux gens de l’argent, à une personne ou à une autre, pour essayer de vivre au jour le jour.

    Quelles alternatives voyez-vous à la mendicité?

    Avant je travaillais dans une usine, mais l’usine n’existe plus. Ensuite, j’ai travaillé avec les vaches, mais ils ne m’engageaient plus. L’argent que je gagnais aux champs ne me suffisait plus à nourrir ma famille, donc j’ai dû trouver une autre solution. Il y a des évangélistes qui viennent parfois nous aider et qui emmenent les enfants à la cantine. Sinon, on serait morts de faim.

    Quelles sont vos perspectives d’avenir?

    Ce qui m’importe, c’est d’élever comme il faut mes enfants. Qu’ils ne soient pas obligés de mendier comme moi. Les conditions de vie que nous avons maintenant sont mauvaises. On n’a pas assez de place. Une seule table. Certains enfants dorment par terre. Ou moi. J’aimerais surtout retrouver du travail pour agrandir ma maison pour qu’on ait tous un place pour dormir. Ici, évidemment, je ne trouve pas de travail et on a des ennuis avec la police.

    Si vous gagnez suffisamment d’argent, pensez-vous retourner en Roumanie?

    J’aimerais gagner suffisamment d’argent pour construire une maison pour chacun de mes enfants. Maintenant je suis venu car ma fille était ici avec son mari. Elle m’a dit de venir ici, car je pourrais peut-être gagner un peu d’argent pour me faire une petite chambre. A la maison, avant nous étions dix. Avec le départ de ma fille, nous ne sommes plus que neuf, mais, vous pouvez me croire, on vit dans une petite chambre où il y a deux lits et on est neuf à vivre dans cette même pièce. Quand on passe à table, il n’y a souvent plus assez à manger pour que je mange aussi à la fin du repas. Comme je vous l’ai dit, il n’y a que deux lits, et moi, je dors souvent par terre.

    Service du petit-déjeuner avec croissants, et un dessert au Club social rive gauche et rencontres avec les personnes sur place. Explication de leur projet et collecte de fonds dans les classes parallèles


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    PROBLÉMATIQUE:

    La précarité à Genève est de plus en plus importante. Pourtant, nous n’en côtoyons que la face visible, à travers les débats médiatisés sur la mendicité. La précarité de l’ombre est multifacette et beaucoup plus complexe à appréhender

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    OBJECTIFS:

    • Sensibiliser les autres élèves de l’école aux questions de précarité
    • Aller à la rencontre de personnes en difficulté, en brisant le mur du silence qui les sépare de nos vies quotidiennes

    ACTIVITÉ:

    Afin d’aller à la rencontre de la précarité “invisible”, les élèves ont décidé d’aller servir les repas au sein d’un centre d’accueil. Ils ont eu l’idée d’agrémenter le quotidien en apportant croissants pour un petit-déjeuner, et dessert à la fin d’un repas. Une récolte de sous dans les classes parallèles leur a permis à la fois de faire connaître leur initiative auprès des autres élèves, tout en leur permettant de financer leurs desserts et croissants. Deux rencontres ont été faites, durant lesquelles les élèves ont endossé différents rôles, passant du rôle de serveur, à celui de la personne qui contingente les entrées en distribuant des tickets repas au fur et à mesure que les places se libèrent. Ils ont été particulièrement choqués par l’aspect “monsieur” ou “madame tout le monde” de certaines des personnes fréquentant le Club social, ne s’attendant à y trouver que des personnes clochardisées.

    Leur évaluation de cette activité ICI

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    Enquête sur la pauvreté à Genève, sur la base d’entretien avec des collaborateurs des services sociaux et de lieux d’accueil pour sans-abri; projet d’article.

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