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  • Sensibilisation contre l’homophobie à l’ECG

    Problématique:

    De nombreux préjugés persistent parmi les jeunes à propos des personnes homosexuelles. C’est pourtant au moment de l’adolescence que la tolérance devrait être la plus importante, pour permettre aux jeunes qui se “découvrent” homosexuels de pouvoir faire leur coming out dans un climat de sérénité, du moins dans leur entourage amical. La plupart du temps, c’est en effet déjà très compliqué avec la famille. Souvent, les personnes qui côtoient des personnes homosexuelles sont beaucoup plus tolérantes, et discuter de cette problématique permet de balayer un certain nombre de préjugés. La question n’est pourtant pas abordée à l’école, alors qu’il s’agit de préjugés assez forts qui posent de nombreux problèmes aux personnes concernées.

    Objectifs:

    Prévenir et lutter contre l’homophobie des jeunes de l’ECG

    Activités:

    1. S’informer par un questionnaire sur l’état des mentalités au sujet de l’homosexualité dans notre école

    2. Élaborer un module de réflexion pour des élèves de 1ère année

    3. Évaluer l’état des connaissances avant notre intervention dans la classe et faire de même après en faisant passer un questionnaire en début de séance

    Après avoir fait passer une trentaine de questionnaire à des filles et des garçons de notre école, nous avons réalisé que de nombreux préjugés subsistaient, comme le fait que l’homosexualité serait un choix déviant, ou une maladie, ou que cette pratique serait contraire aux préceptes religieux.

    Quelques exemples de nos questionnaires:

    Questionnaire 1

    Questionnaire 2

    De nombreux élèves sont également tolérants à l’égard de l’homosexualité, ce qui n’empêche pas qu’ils aient de nombreux préjugés, notamment autour du fait que les homosexuels seraient tous “efféminés”, qu’ils auraient des “pratiques sexuelles bizarres”, qu’ils seraient tous “sympa”, etc.

    Nous avons organisé ensuite deux séances d’une heure trente dans une classe de première année. Lors de la première séance, nous leur avons permis d’affirmer tout ce qu’ils voulaient à propos de l’homosexualité, afin d’avoir un support de discussion. Nous avons été confronté dès la première séance à de nombreux préjugés et à des réactions violentes, telles que: “les homos, je les aime pas. Il faudrait les abattre”.

    Nous avons également fait un jeu de rôle, où chaque personne recevait au hasard une étiquette, telle que bisexuel, homosexuel, hétérosexuel, qu’il devait accrocher à son pull. Ensuite, les élèves se mettaient en groupe et devaient se poser les questions suivantes: “Comment je me sens avec mon étiquette?”, “comment je me sens face à l’étiquette des autres?”, “qu’est ce que cela me fait d’être étiqueté?”

    Ce jeu permet de réfléchir au fait que stigmatiser les personnes homosexuelles du seul fait de leur orientation sexuelle est une façon de réduire leur personnalité. Un individu ne se résume pas à son identité sexuelle. On peut être homosexuel et aimer le foot, parler chinois ou être musulman. C’est chacune des facettes de notre identité qui nous constitue et non un seul élément isolé.

    Notre but étant de prévenir l’homophobie et de tenter d’effacer les faux préjugés concernant les homosexuels. Nous avons alors fait appel à un jeune homme de 18 ans, homosexuel, faisant partie de l’enceinte de l’école. Sa réponse a été positive, et il est venu avec nous dans une classe de 1ère lors de notre deuxième séance. Nous avons constaté que face à ce témoignage la plupart des faux préjugés, tels que l’efféminé, se sont avérés erronés et que les jeunes n’avaient plus de réaction face au jeune homme homosexuel, c ‘est-à-dire que certains ont gardé le silence et n’ont pas voulu s’exprimer, alors que lors de la séance précédente, ils avaient bien interagit.  Grâce à ce témoignage, on a également pu vérifier que certains préjugés ont disparu, tels que la maladie ou le choix, mais que pour certains l’acceptation face à l’homosexualité n’était pas évidente, et qui de plus est reste inimaginable.

    Par rapport à l’évaluation de notre activité, nous pensons qu’on aurait dû être plus organisées, qu’on aurait dû apporter une plus grande variété de supports: des images, des statistiques, etc. Et surtout, on aurait dû être sûres que le matériel serait à notre entière disposition. Nous sommes à moitié satisfaites de notre projet, car nous avons sensibilisé une partie des jeunes, mais malheureusement pas tous. On a constaté que tout le monde n’était pas ouvert d’esprit et que ce n’était pas facile de changer leur point de vue.

    Malgré tout cela, nous sommes fières de notre travail, car on n’avait jamais fait cela auparavant, et on a réussi à mener notre projet jusqu’au bout. Cela nous a appris à être plus responsables.  C’était très enrichissant, car on a dû se débrouiller par nous-mêmes, avec une aide extérieure qui nous encadrait tout de même.

    Antonella, Meliha, Carla

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