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  • Asile

    Expulsions injustes

    29 mai 2012

    Sommes nous réelement au courant des procèdures de renvoi et de ce qui se passe durant l’attente d’un vol special?

    C’est la première question que nous nous sommes posé étant donné qu’il existe plus de 100 vols par années mais personne n’en parle.  pourquoi? Que cachent-ils?

     

    Qui sont les requérants et comment ils font pour s’intégrer en suisse ?

    Etre requérant d’asile ne signifie pas être accepté dans le pays d’accueil concerné, dans ce cas la Suisse. En effet la route est longue pour pouvoir s’intégrer à la société et surtout pour obtenir un statut qui puisse permettre d’être reconnu comme citoyen.

    Car tout d’abord ce sont des personnes qui ont du fuir leur pays d’origine en craignant pour leur vie, leur statut social ou qui se sentent tout simplement persécutés à cause de leurs motivations politiques, ou autres.

    Bien sur les requérants d’asile suscitent beaucoup de polémique et divisent ainsi l’opinion publique, entre ceux qui trouvent qu’il faudrait freiner la machine de l’immigration car ils ont l’impression que l’on s’occupe plus de problèmes des étrangers que des problèmes des suisses.

    Nous avons choisi ce sujet car il est, sera et restera d’actualité en effet je pense qu’il y a beaucoup de choses que l’on ne sait pas sur l’accueil, le processus d’intégration et l’expulsions de toutes ses personnes, nous sommes souvent mal informés ou voir manipulés par les médias.

    Premièrement les personnes qui sont en attente d’un renvoi sont  des personnes qui n’ont pas  été prises en compte comme des personnes vivant un réel danger dans leur pays d’origine et à qui on refuse  l’asile, une fois cette negative reçue le réquerant est placé dans une institution appelé Frambois. C’est une prison administrative qui peut accueillir jusqu’à  25 personnes, elle est dirigé par un Directeur et 12 autres personnes qui accompagent les detenus au quotidien elle est situé  dans la zone industrielle de vernier.

    http://www.volspecial.ch/fr/page/31-vol-sp-cial

    http://www.cldjp.ch/concordats/etabl__de_frambois.html

     

     

    Associations d’aide aux requérants d’asile

    Ces organisations agissent en faveur des requérants et des réfugiés, elles représentent leurs intérêts auprès de la Confédération et de l’opinion publique.

    Elles proposent des cours de formation et de perfectionnement dans le domaine de l’asile et de l’intégration sociale.

    Les associations d’aide jouent un rôle très important dans le bon déroulement de l’intégration du requérant, en effet ces organisations prennent en charge le requérant en lui versant des prestations d’aide sociale qui lui sont accordées ainsi qu’aux personnes admises à titre provisoire. Ces prestations s’élèvent en moyenne à 1’200chf par personne et par mois, tout en tenant compte des frais d’hébergement, d’entretien, d’assurance maladie obligatoire ainsi que ceux de l’encadrement et de l’argent de poche.

    Voici quelques unes des associations qui viennent en aide aux requérants :

    Hospice Général

    C’est une institution d’aide autonome dont le siège se trouve à Genève, elle dispose d’un organe juridique qui lui permet d’informer les requérants sur l’évolution de leur dossier et de leur venir en aide lors d’un éventuel refus.

    Elle a été crée à l’issue d’un vote de l’assemblée des citoyens genevois le 14 novembre 1535 sous le nom d’Hôpital General.

    son nom actuel elle le doit aussi à une votation populaire en 1869,à partir de ce moment cette organisation n’a cesse d’évoluer.

    Premièrement, l’élargissement de ces secteurs d’activités lui permettent d’offrir de l’aide non seulement aux requérants d’asile mais aussi aux citoyens se trouvant dans une situation financière difficile, des retraités, des jeunes en difficulté ainsi que des alcooliques.

    Elle est chargée de l’accueil des requérants en leur procurant une aide financière et un hébergement, ainsi que des programmes d’insertion et d’aide à l’emploi.

    Organisation suisse d’aide aux refugies (OSAR)

    Cette organisation a pour but la protection de la sauvegarde de la dignité humaine des personnes qui cherchent refuge en Suisse.

    Crée en 1936 OSAR est une ONG politiquement neutre composé en grande partie par des avocats indépendants qui veillent au bon déroulement des procédures et au bon traitement des requérants.
    Elle est répartie en 4 centres de ressources : « protection » (service juridique, procédure d’asile et analyse pays.), « intégration et formation », « communication », « finances, personnel et administration », c’est ainsi qu’elle peut assurer une prise en charge personnalisée selon les besoin du requérant.

    Bien entendu, OSAR travaille en partenariat avec les autres associations d’aides tels que Caritas Suisse, l’entraide protestante suisse (EPER), l’organisation suisse d’entraide ouvrière (OSEO), etc.

    Les points forts de cette organisation sont les prise de positions publiques en matière d’asile, les offres d’informations tels que PLANETE EXIL, la revue spécialisée ASYL et leur site web www.osar.ch. Des moyens qui mènent pour la plupart à des résultats positifs.

     

    Centre social protestant

    Fondé en 1854 le CSP est une organisation d’aide sociale privée. Elle dispose d’une équipe formée par des assistants sociaux, des conseillers (ères) juridiques, des juristes et beaucoup d’autres professionnels de l’action sociale.

    Ils sont indépendants des services sociaux cantonaux et communaux. Leur objectif est de tout mettre en œuvre pour atténuer les difficultés des personnes qui s’adressent à eux en leur offrant soutien, conseils et aide dans leurs différents démarches.

    Le CSP a mis sur pied un service de consultation particulier qui s’efforce de répondre à leurs nombreuses demandes : démarches de procédure, problème sociaux, etc.
    le services « refugies » développe également un important travail d’information et de documentation sur toutes les questions juridiques qu’ils peuvent se poser.

     

    Croix rouge genevoise

    La croix rouge genevoise est une branche cantonale de la croix rouge internationale et du croissant rouge. Celle-ci travaillant en étroite collaboration avec Caritas jusqu’au 31 décembre 2008, cette collaboration était appelé « le service des réfugiés unis » crée dans le seul but de faciliter le processus d’intégration et la prise en charge des refugiés domiciliés dans le canton.

    Sa politique d’aide est basée sur 7 principes fondamentaux qui sont : l’humanité, l’impartialité, la neutralité, l’indépendance, le volontariat, l’unité et l’universalité.

    Sa principale mission est de venir en aide aux personnes qui sont vulnérables à un moment donné de leur vie. Pour ainsi intervenir afin de procurer une protection, un suivi de la santé ainsi que la préservation de la dignité humaine.

     

    Caritas Genève

    Fondée ne 1942 Caritas est une association sans but lucratif, elle vient en aide aux personnes les plus démunies.

    Elle est la seule association genevoise mandatée par l’Etat. Elle a pour mission l’accompagnement social et financier des réfugiés.

    Dans les grandes lignes, elle s’occupe de l’assistance sociale et financière des réfugiés, de la recherche d’un logement approprié, de l’apprentissage du français, de la recherche d’un emploi et si nécessaire d’un accompagnement psychosocial de la personne ou dans certains cas de la famille.

    Le but principale de leur intervention est une intégration sociale réussie, c’est ainsi qu’elle ouvre le chemin de l’espoir pour les personnes en difficulté.

     

    http://www.youtube.com/watch?v=sEUe1PDReCU

     objectif du projet

    premièrement notre but premier est de sensibiliser la population de vernier qu’il existe une prison administrative non loin de chez eux qui pratique le renvoi par vol special.

    pour cela nous allons organiser une soirée événenement avec une projection debat du film vol special de fernand melgar au jardin robinson de balexert le 07 septembre dès 18h30.

    distributions des flyers 2 semaines avant la projection.

    Médias-Requérants d’asile

    23 avril 2012

    1. Problématique de discrimination et/ou situation de préjugés choisie

    (Vous devez répondre aux questions: qui, quoi, quand, où, comment, pourquoi, de la manière la plus précise et ciblée possible, en donnant des exemples ou en faisant référence à des articles ou médias précis)

    Sommes nous réellement au courant des procédures de renvoi et de ce qui se passe durant l’attente d’un vol spécial?

     

    2. Objectif de projet:

    (votre objectif doit être Spécifique à la problématique décrite, Mesurable, Atteignable, Réaliste et défini dans le Temps = en gestion de projet, il s’agit de définir un objectif SMART)

     

    3. Moyens imaginés pour atteindre cet objectif: 

    (Définissez précisément quelle activité vous allez mettre en place)

     

    4. Association ou service de l’Etat connus travaillant sur cette problématique:

     

    5. Etapes, calendrier et responsable pour la réalisation de l’activité: 

     

    6. Quels moyens allez-vous utiliser pour évaluer votre activité et vérifier que vous avez atteint votre objectif de projet?

     

     

     

    Liens:

    Le meurtrier présumé de 27 ans passe aux aveux, article du Nouvelliste, 2 mai 2012

    L’exil intérieur des candidats à l’asile, article du Temps, 5 mai 2012

    Bettwill se rebiffe contre l’accueil de requérants d’asile, article de la TdG, novembre 2011

    Les requérants d’asile tunisiens ont un problème d’image, swissinfo.ch 16 décembre 2011

    La commission fédérale contre le racisme épingle deux communes alémaniques, protestinfo, oct. 2011

    Site du film “Vol spécial” 

    Renonçons aux vols spéciaux de niveau IV, site d’Amnesty International

     

    3ème Droit humanitaire/Asile

    4 avril 2012

    Compte-rendu Croix-rouge jeunesse

    Compte-rendu Foyer Saconnex

    Compte-rendu Camarada

    Compte-rendu Agora

    Compte-rendu Anières

     

    2ème Droit humanitaire

    Compte-rendu Foyer Saconnex

    Compte-rendu Centre social protestant

    Compte-rendu Espace Roseraie

    Les cours de français à l'Espace Roseraie

    Activité du 10 mai à l’Espace Roseraie:

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Concert enfant requérant d’asile-Pour une enfance libre

    9 janvier 2012

    1.Établissement d’une problématique

    a) Définissez quelles personnes ou groupe de personnes sont discriminées, stigmatisées ou exclues:

         Les enfants des requérants d’asile.

    b) Comment sont-elles discriminées et par qui?

      Ils ne peuvent pas avoir une enfance normale, car ils sont tout autant discriminés que leurs parents par l’ensemble de la population en  général. Ces enfants n’ont pas accès aux même loisirs que les enfants ayant un permis de séjour où la nationalité suisse. Ils sont discriminés en ce qui concerne l’accès à des prestations de la vie quotidienne.

    c) Quel problèmes d’accès aux droits fondamentaux cela pose-t-il?

         Ces enfants se retrouvent privés du même droit au loisirs que les autres enfants.

    d) Analysez les raisons de cette discrimintion.

         Beaucoup de préjugés existe aux égards des réfugiés: “On ne peut pas accueillir toute la misère du monde”, ” tous les réfugiés sont des réfugiés politique”, “ils viennent pour profiter de l’assistance”, les requérants d’asile sont des délinquants”. Ces préjugés existent car les gens ne prennent pas la peine de s’intéresser et de s’informer sur leur situation. Du coup, les lois restreignent de plus en plus les aides données aux requérants d’asile. 

    e) Quelles sont les personnes qui travaillent déjà sur cette question, à Genève ou en Suisse?

         A Genève, l’Hospice général prend en charge les personnes en procédure. L’ODM traitent les demandes.

    Au niveau associatif, il y a l’OSAR, l’organisation suisse d’aide aux réfugiés au niveau national. 

    Au niveau local, de nombreuses associations apportent soit un soutien juridique, soit un soutien social aux personnes en procédure, aux requérants déboutés ou aux personnes frappées de non-entrée en matière. (cf section liens, asile de ce site)

     

    2. Élaborer une stratégie pour lutter contre ce problème

     

    a) Définissez l’objectif général de votre projet

         Nous voulons organiser une soirée de concert pour ainsi récupérer une certaine somme d’argent que nous pourrons ensuite investir dans un projet afin d’améliorer le quotidien des enfants des requérants d’asile. Le but étant aussi de sensibiliser le maximum de jeunes sur cette problématique et d’atténuer les préjugés qu’ils peuvent avoir sur les requérants d’asile. 

    b) Pour atteindre au mieux cet objectif général, avez-vous esoin d’atteindre des objectifs intermédiaires?

         Il nous faudra réunir des groupes de musique acceptant de jouer pour cette soirée gratuitement, il faudra aussi trouver une salle que l’on peut louer à bas prix ou avoir gratuitement, et bien sur organiser le tout (organiser la salle de concert, faire de la nourriture, acheter les boissons). Après avoir récolter l’argent nous devrons aussi trouver des bénévoles pour accomplir le projet si nous avons besoin d’aide.

    c) Sur quel public ou à quel niveau souhaitez-vous obtenir un effet?

         Nous voudrions toucher le maximum de jeunes des écoles post-obligatoire du canton de Genève.

    d) Quelles activités allez-vous mettre en place pour atteindre de façon cohérente vos objectifs?

         Nous voudrions organiser une soirée de concerts de différents style musicaux tels que rock, pop, dubstep,… Nous ferions de la pub dans les écoles post-obligatoires, dans les bars alternatifs, sur les réseaux sociaux, etc. Nous ferions payer l’entrée et le bar afin de récolter l’argent pour le projet et organiserons une sensibilisation sur la question durant la soirée de concert. 

    e) Quels résultat comptez-vous atteindre avec cette activité?

         Nous voulons toucher le maximum de jeunes entre 16 et 25ans, afin de les sensibiliser part rapport  la situation des enfants de requérants d’asile.

    f) Définissez précisément les étapes nécessaire à la réalisation de votre activité et la date à laquelle vous devez avoir réalisé chacune d’elles.

        – Prendre RDV avec la responsale du foyer du Grand-Saconnex- début janvier

        – Prendre contact avec l’usine- début janvier

         – choix d’un design pour le flyer- milieu janvier

         – Validiter tous les groupes- fin janvier

         – s’organiser pour la nourriture et les boissons- début février

         – Si possible faire la soirée fin février

         – et réaliser le projet l plus vite possible après.

    g) Identifiez vos alliés dans la réalisation de cette activité ainsi que les obstacle potentiels auxquels vous pourrez être confrontés.

    Alliés:

         – Les bénévoles

         – Les groupes

    Obstacles:

         – Être sur de trouver une salle

         – Être sur d’être rentable

    h) De quoi allez-vous avoir besoin?

         Nous aurons besoin d’une salle de concert, de groupes de musique bénévoles, de bénévoles, de photographes bénévoles, de flyers, de nourriture, de boissons, et de ce qu’il faudra acheter pour le foyer en fonction de leur besoin.

    j) Comment allez-vous vérifiez que vous avez atteint vos objectifs?

         Nous verrons combien de personnes seront présentes lors de la soirée, et pensons aussi faire de mini-interviews filmés durant la soirée pour voir ce que les gens pensent du projet et ce qu’ils en retiennent.

    k) Trouvez un titre accrocheur à votre projet, action ou activité.

    “Enfance libre”

     

     

    Notre journal de bord: 

    10 janvier 2012 :
    Aujourd’hui nous avons réussi a atteindre le foyer du Grand-Saconnex, mais nous pourrons joindre la responsable que mercredi.
    Nous avons aussi tous les groupes de musique. Mais nous sommes toujours en attente d’une réponse pour une salle : L’Usine. Mais nous avons d’autres possiblités au cas où. Nous avons aussi recherché de la documentation que nous pourrions mettre en brochure lors des concert, pour que les gens puissent se sensibiliser à notre cause. Vivre Ensemble pourra nous fournir des affiches et des journaux qui parlent du droit d’asile. 
     
     17 janvier 2012 :
     Nous avons enfin obtenu un rendez vous pour une salle. Nous y allons samedi 28 janvier, histoire de pouvoir parler de notre projet et voir si les gérants de la salle sont d’accord de faire ce projet avec nous.
     
    24 janvier 2012:
    Nous avons envoyer un e-mail aujourd’hui en espérant enfin une réponse de la part du foyer car la responsable ne nous a toujours pas contactés.
     
    31 janvier 2012:
    Nous avons reçu un mail de la directrice du foyer qui nous a donné RDV demain, mercredi 1er février, accompagnés de Géraldine Puig, afin que nous lui expliquions notre projet et que nous discutions de ce que nous pouvons amener au enfants du foyer dans la limite de notre possible. Nous avons aussi eu un RDV avec les responsables de la “Barakason”, centre des loisirs de Thônex, samedi 28 janvier. Lors de cet entretien nous avons exposés notre projet et discuter des dates possibles, de l’organisation des groupes de musique, ainsi que du fait que l’on sera en partenariat avec eux, et que nous toucherons donc 60% des recettes de la soirée. Ils vont en parler durant leur conseil et nous donneront une réponse dans la courant de cette semaine. Nous avons aussi pensé à de nouvelles idées liées au projet, incluant aussi les adolescents du centre, les Mineurs non Accompagnés. Ces idées seront à discuter avec Corinne Chuit, directrice du foyer.
     
    7 février 2012:
    Mercredi passé, nous nous sommes rendus au foyer au petit saconnex dans le but d’expliquer notre projet à la responsable et visiter les lieux. Nous avons été touchés par la gentilesse de la directrice et des personnes qui y travaillent.
    Nous avons également été touchés par les conditions de vie de ses personnes car les lieux sont froid, et trop petits pour tous les accueillir.
      Nous avons reçu l’appel de confirmation de la Barakason !! C’est génial. Nous avons pu nous entendre sur une date, le 27 Avril 2012, mais nous devrons  y aller le 24 Mars pour organiser cela. 
    et nous allons denouveau nous rendre au foyer pour expliquer notre projet aux MNA ( mineurs non accompagnés ) dans le but de les faire participer à la réalisation de celui-ci.  
     
    21 février 2012:
    Nous sommes retournés au foyer comme prévu pour rencontrer les MNA. Une petite dizaine de jeunes hommes sont venus nous rencontrer et nous ont donné leur adresses e-mail. Nous allons leur envoyer un mail pour savoir combien d’entre eux, après réflexion, sont prêt à nous aider. Nous allons également mettre des flyers dans le foyer pour que tous les jeunes soient au courant du concert et qu’ils puissent y venir.
    Nous voulons aussi faire une page A4 pour expliquer notre projet et la situation des requérants d’asile en Suisse, que nous pourrons ensuite distribuer lors de la soirée du 27 avril.
     
    20 mars 2012:
    Nous n’avons eu qu’une seule réponse négative d’un des jeunes MNA pour faire bénévole durant notre soirée, qui nous a dit qu’il en parlerait aux autres jeunes. Le rendez-vous avec les responsables de la Barakason à lieu ce samedi 24 mars, nous allons donc renvoyer un mail de rappel aux MNA. Durant cette réunion nous nous mettrons d’accord sur le prix de l’entrée ainsi que sur la nourriture et les boissons. Géraldine sera présente lors de cette réunion.
    Nous avons également créé un événement facebook pour faire de la pub pour notre soirée.
     
     samedi 24 mars : Aujourd’hui, nous sommes allés à la Barakason pour se renseigner du programme de la soirée. Donc nous aurons les 100% des bénéfices. Les portes ouvrirons a 20:00 et les concerts terminerons a 01:00. Deux MNA sont d’ailleurs venus et participeront bénévolement pour préparer la salle. Nous avons aussi des cameramen et des photographe.
     
    Organisation:

    Groupes prévus:
    -13 sarkasticks (Rap)  clip Facebook
    -procès verbal
    - One Hour Before Breakfest (Easy-Core / Post-Hardcore) clip Facebook
     
    -Louis XIX (Dubstep) Mix
    4. LIENS

    http://www.odae-romand.ch/IMG/jpg/CCF21122010_00000.jpg

    Vol spécial- bande annonce

    Aide d’urgence

    1. DESCRIPTION DE LA PROBLEMATIQUE (QUI, QUOI, QUAND, OU, COMMENT, POURQUOI?)

     

    L’aide d’urgence a été confiée à l’Hospice général par le Conseil d’État. Elle est gérée par l’Aide aux requérants d’asile. Elle s’inscrit dans le cadre légal et peut être octroyée aux personnes: NEM (non entrée en matière) et Déboutées, ceux à qui on a refusé le permis de rester en Suisse.
    Cette aide est : un hébergement en foyer collectif, des repas en nature ou en espèces (10 fr. par jour), et comprend aussi une permanence social pour déboutés. Ceux qui bénéficient de l’aide d’urgence n’ont pas de droits, la loi dit qu’ils ne peuvent pas travailler, car ils n’ont pas de permis de travail et ni de séjour. Dès qu’ils sont à l’aide d’urgence leur éventuelle permis de travail leur ait retiré. Les personnes sont souvent prisonnières pendant des mois, voire des années d’un système qui est fait dans le but de se débarrasser d’eux

     

    QUELS SONT LES ASSOCIATIONS OU SERVICES DE L’ETAT TRAVAILLANT DEJA SUR LA QUESTION ET QUELLES SONT LES STRATEGIES MISES EN PLACE?

    Il y a l’association l’organisation Suisse d’aide aux réfugiés.

    A Genève, il y a l’Aumônerie genevoise œcuménique auprès des requérants d’asile et des réfugiés .  Les personnes qui y travaillent sont M. Durrenmatt et Mme Andretta .

    Cette association se trouve à côté du foyer des Tattes. Il y a 700 personnes dont beaucoup d’enfants dans 11 bâtiments. Cette association met à leur disposition des cours de français et des cours d’informatique. Les mercredis les enfants sont gardés et on un soutien scolaire.

    2. ETABLISSEMENT D’UNE STRATEGIE D’ACTION
    OBJECTIF  DU PROJET:

    Découvrir comment vivent les personnes soumises au régime de l’aide d’urgence

    Sensibiliser les élèves de l’École et notre entourage à cette question

    PUBLIC CIBLE :

    Notre projet est de toucher le plus de jeunes adultes possible pour qu’ils comprennent un peu plus les lois sur lesquelles ils votent.

    QUELS SONT MES ALLIES ? QUELS SONT MES OBSTACLES ? 
    ALLIES : AGORA

    OBSTACLES : L’école, car notre projet a un but politique et peut-être que celle-ci ne serait pas d’accord de nous autoriser à distribuer des kits d’aide d’urgence; la vie privée des gens: nous souhaitions prendre des photos qui témoigneraient de la vie de ces gens, mais cela n’a pas été possible car ils ne veulent pas être exposés puisque ce sont pour la plupart des gens qui devraient quitter la Suisse.

    DESCRIPTION DE L’ACTIVITÉ PRÉVUE:

    Nous aimerons découvrir comment vivent les personnes qui sont à l’aide d’urgence. Notre projet était d’abord d’imprimer des prospectus avec des phrases qui font réfléchir et de les distribuer à l’école et en ville. Notre but est d’informer la population de ce problème et de les sensibiliser. Ensuite, nous avions pensé à distribuer des “kits d’aide d’urgence”, fabriqués par l’OSAR, Amnesty et Solidarité sans frontière dans le cadre de la campagne: “l’Aide d’urgence, une voie sans issue”. Mais cela n’a pas été possible car la campagne était déjà terminée et que Amnesty n’a pas répondu à notre demande d’obtenir, en masse, des kits d’aide d’urgence pour distribuer à l’école.


    Finalement, nous avons décidé de changer de stratégie et d’ouvrir un page Facebook afin de propager l’expérience vécue à l’Agora et à toutes les informations que nous avons sur l’Aide d’urgence. 

    RESSOURCES NÉCESSAIRES (MATÉRIELLES, HUMAINES ET ÉVENTUELLEMENT FINANCIÈRES) :
    CALENDRIER:   

     

     

    COMMENT ALLONS-NOUS ÉVALUER LES RÉSULTATS DE NOTRE PROJET?

    Le nombre de personnes qui aiment notre page facebook, mais surtout ceux qui commenteront et qui voudront peut-être eux-mêmes découvrir plus en profondeur ce problème.

     

     

    TITRE DE NOTRE ACTION: Sensibilisation à l’aide d’urgence.

    3. JOURNAL DE BORD: Mercredi 21 décembre 2011, nous sommes allés à l’AGORA avec Géraldine et avons été reçu par Pierre Durrenmatt, un pasteur qui travail directement avec les requérants.Il nous a entre autre expliqué le fonctionnement de l’aide d’urgence.

    Mercredi 25 janvier 2012, nous sommes allées à l’AGORA aider les enfants à faire leurs devoirs. On a passé l’après-midi avec les enfants. Grâce à cette journée, nous avons pu constater que les enfants des requérants d’Asile sont bien intégrés et la plupart parlent assez bien français. Pendant cette journée nous avons pu prendre des photos des locaux de l’AGORA, mais nous n’avons pas pu tellement parler avec les adultes, ce qui était l’un de buts de notre projet.

    Alors, nous sommes retournées le 1er février à l’Agora pour partager un repas avec une quinzaine de personnes hébergées aux Tattes. Nous avons mangé de la soupe serbe et des boreks préparés par les personnes serbes, turques et irakiennes. La soirée était sympa mais nous n’avons pas pu parler avec eux autant que nous aurions aimé.

    Nous avons appelé l’OSAR, envoyé un courriel à Amnesty pour demander du matériel sur l’aide d’urgence. Finalement, nous nous sommes retournées sur la création d’un groupe facebook que nous avons pour l’instant simplement créé, mais qui reste très vide, et que nous devons remplir d’ici le 5 mars. … en nous servant des choses que nous avons apprises à l’Agora et des témoignages issus du livre “La construction de l’invisibilité, suppression de l’aide sociale dans le domaine de l’asile ” de Margarita Sanchez-Mazas



     

    4. LIENS

    Campagne conjointe d’Amnesty international, de l’Organisation suisse d’Aide aux réfugiés, de l’Observatoire suisse du droit d’asile et des étrangers, et de Solidarité sans Frontières: L’aide d’urgence est incompatible avec la dignité humaine

    Article: Le régime de l’aide d’urgence pousse les requérants d’asile déboutés vers la clandestinité

    Et toi, que sais-tu sur les requérants d’asile?

    1. DESCRIPTION DE LA PROBLEMATIQUE (QUI, QUOI, QUAND, OU, COMMENT, POURQUOI?)

    Quand on parle de réfugiés il faut par contre distinguer le terme officiel qui désigne les personnes réfugiés reconnus et le terme de vulgarisation désignant en fait les personnes qui demandent l’asile en Suisse. Il y a en effet une confusion et un abus de langage sur le terme de réfugié qui est un fourre-tout s’adressant aux personnes désignées comme non intégrées à la société suisse.

    Ainsi les réfugiés reconnus sont des réfugiés statutaires qui ne sont pas soumis aux restrictions découlant du droit du marché de l’emploi qui frappent normalement les autres étrangers non-détenteurs d’une autorisation de séjour. Ces réfugiés auxquels la Suisse a accordé l’asile sont autorisés à changer de poste de travail, de canton ou de profession indépendamment de la situation sur le marché du travail.

    Ils peuvent aussi bénéficier des avantages de « la promotion de l’intégration des étrangers » offerte par l’office fédéral de l’immigration, de l’intégration et de l’émigration (IMES), avantages qui ne sont normalement pas destinées aux réfugiés non statutaires décrits plus loin.

    Les réfugiés reconnus ont généralement un permis B à l’année et peuvent après quelques années demander le permis d’établissement qui est le livret C.

    QUELS SONT LES ASSOCIATIONS OU SERVICES DE L’ETAT TRAVAILLANT DEJA SUR LA QUESTION ET QUELLES SONT LES STRATEGIES MISES EN PLACE?

    Vivre Ensemble est une association romande indépendante, laïque et sans but lucratif. Elle publie une revue d’information et d’analyse critique sur la problématique du droit d’asile et des réfugiés en Suisse.

    2. ETABLISSEMENT D’UNE STRATEGIE D’ACTION
    Notre stratégie d’action n’as pas de lieu d’établissement, car elle cherche à atteindre un public assez large, dans le périmètre suisse.
    OBJECTIF  DU PROJET:
    - Notre objectif est de remettre à jour la brochure Halte aux abus  avec des idées plus innovantes.
    - Récolter des informations sur les requérants d’asile auprès des élèves de l’école pour la nouvelle brochure de ”Vivre ensemble”.
    - Sensibiliser une certaine partie de l’école
    PUBLIC CIBLE :
    Le maximum de personnes résidentes en Suisse
    QUELS SONT MES ALLIES ? QUELS SONT MES OBSTACLES ? 
    ALLIES : Plusieurs associations, ayant le même but qui est de sensibiliser la population aux requérants d’asile.
    OBSTACLES : La politique migratoire, certains médias qui essaient de véhiculer une mauvaise image
    DESCRIPTION DE L’ACTIVITÉ PRÉVUE:  Notre activité se concentre sur la recherche d’idées afin de mettre à jour la brochure à l’aide d’un questionnaire, et la création d’un questionnaire distribué à l’ECG Jean-piaget.
    RESSOURCES NÉCESSAIRES (MATÉRIELLES, HUMAINES ET ÉVENTUELLEMENT FINANCIÈRES) :
    Brochure vivre ensemble, internet, l’association vivre ensemble financera le projet
    CALENDRIER:   19 janvier – réunion au CSP avec plusieurs personnes concernées par la création de la brochure
    COMMENT ALLONS-NOUS ÉVALUER LES RÉSULTATS DE NOTRE PROJET?
    TITRE DE NOTRE ACTION:Et toi, qu’est-ce que tu sais sur les requérants d’asile ?!
    3. JOURNAL DE BORD: 

    mardi 31 janvier: nous avons rédigé le questionnaire civismeà l’intention des élèves de l’École, afin d’obtenir des informations pour la prochaine réunion de Vivre Ensemble. Nous comptons le distribuer dans trois classes de chaque degré, durant les heures de RC, et l’acccompagner des stocks d’anciennes brochures “halte aux préjugés”. Nous réfléchissons comment procéder exactement. Est-ce que nous allons en classe et provoquons une discussion sur le sujet, ou est-ce que nous distribuons aux enseignants les questionnaires et les brochures. Nous aurons décidé d’ici mardi prochain, et nous aurons appelé Sophie Malka pour qu’elle nous dise si elle a encore à disposition 180 brochures “Halte aux préjugés”. Le cas échéant, Nicolas, qui habite à côté, ira les chercher pour mardi prochain. (A condition qu’on n’oublie pas de lui dire…!)

    mardi 7 février, nous avons reçu les brochures que Nicolas est allé cherché à la veille de notre entretien téléphonique avec Sophie Malka, elle nous a passé 150 brochures qu’elle avait à disposition. On a remis 60 questionnaires à notre professeur d’éducation citoyenne M.Guida qui les distribuera pour nous dans 3 différentes classes de première degré. Puis nous nous sommes partagé les 120 questionnaires restants afin de les distribuer dans différentes classes.

    mardi 21 février, Jusqu’à la on à distribué les questionnaires que nous avons accompagné des brochures “Halte aux abus”. Nous avons fait une synthèse des réponses les plus fréquentes. Et nous avons sensibilisé les élèves en leur résumant un peu le sujet afin qu’ils puissent mieux répondre aux questionnaire.

    mardi 6 mars, nous avons remis la synthèse des réponses à Sophie Malka, pour qu’elle puisse avoir une meilleure idée de l’opinion d’une partie des élèves de l’ECG jean-piaget de 3 différents degrés afin de mieux adapter la brochure “Halte aux abus” au publique.

     

     

     

     

    Création du questionnaire à distribuer dans l’école
    4. LIENS

     

    Asile: grillons les préjugés!

    23 décembre 2010
    Partager

    Parmi les différentes thématiques exposées lors des premières séances, la situation des requérant d’asile a soulevé l’intérêt des élèves. Après avoir reçu des informations sur la loi d’asile et le processus de la demande d’asile, les élèves ont regardé « La Forteresse ».

    un documentaire de Fernand Melgar sur le Centre d’enregistrement et de procédure de Vallorbe.

    La présentation de 200 femmes, hommes et enfants qui attendent que l’État décide de leur sort, a déclenché une intense discussion sur les conditions de vie des requérants d’asile. Les élèves ont été particulièrement touchés par deux situations: quand, déboutés au Centre, on annonce froidement à l’un d’eux qu’ ils n’a que 48 heures pour quitter le pays et qu’on le voit partir sac au dos sans savoir où il va. Puis quand une femme doit laisser au Centre la chaise roulante dont elle avait besoin au moment de son départ.

    Dans un deuxième temps, les élèves sont entrés dans la thématique en lisant, analysant et présentant des cas pratiques de demandes d’asile, en étudiant des fiches de l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers. Ceci a soulevé d’autres questions sur la démarche parfois incohérente et injuste. C’est à l’aide de dessins que les élèves ont ensuite représenté ce qui les a le plus touché.

    Cas Lulia: pas d’asile pour une victime de viols menacée de crime d’honneur

    Cas Sofiany: l’ODM voulait renvoyer un mineur sans vérifier s’il serait pris en charge à l’arrivée

    Cas Saidou: décision de renvoi du père d’un enfant suisse à cause de son passé penal

    Cas Bilal: la Suisse le renvoi dans un pays tiers où il n’a connu que la détention

    Cas Umar: il cherche la sécurité, il trouvera l’exclusion et les violences policières

    Cas Mehdi: vraisemblance des motifs le TAF désavoue l’analyse de l’ODM

    Cas Dilba: Une femme sourde-muette n’a-t-elle pas le droit d’être entendue ?

    - Visite au foyer de Saconnex:

    Le mercredi 12 janvier 2011,

    Nous sommes allés visiter le foyer pour requérants d’asile en procédure au Grand-Saconnex. Nous avons fait la rencontre de la directrice du  foyer (Hospice général). Elle nous a expliqué la gestion de ce dernier. Dans un deuxième temps, elle nous a emmenés faire la visite des logements (cuisines, couloirs, salle de jeux, chambres) pour en savoir plus sur les conditions de vie des 200 requérants habitant cet établissement. Durant la visite, nous avons remarqué que ce foyer était habité par des personnes seules, des familles et des mineurs non accompagnés (ou MNA, des adolescents venus seuls demander l’asile en Suisse).

    Ces personnes sont en attente d’une réponse de l’ODM concernant leur demande d’asile. Certains ont déjà leurs permis de réfugié ce qui leurs permet de faire des petits jobs, mais ils logent dans le foyer car ils ne trouvent pas de logement ailleurs, étant donné la crise du logement qu’il y a à Genève. Nous avons visité un petit espace très sympa, qui accueille les enfants pour y faire diverses activités comme regarder des films, et quelques petits jeux, ( baby-foot ) etc.

    Par contre, par respect pour les gens, ou les familles nous n’avons pas visité les logements. Comme nous y sommes allés un mercredi après-midi, il n’y avait pas vraiment beaucoup de monde, car la plupart étaient sortis. La cohabitation entre eux est parfois difficile puisqu’ils n’ont pas les mêmes origines, donc pas la même culture ni la même langue et ils ne se comprennent donc pas. Certains ont des traumatismes qui viennent de leurs vécus dans leurs pays. De plus, ils ont des âges très différents. La cohabitation entre certains pays peut être particulièrement difficile, suite aux conflits qui ont eu lieu entre certains pays.

    " La cuisine n'est pas dans un très bon état, il n'y a pas de four, et elle n'est pas assez grande pour toutes les personnes qui l'utilisent."

    Visite à l’Agora :

    L’Agora est une association qui occupe les requérants d’asile en donnant des cours de culture générale, en faisant des sorties avec eux et qui les aident dans leur procédure d’asile. Dans les immeubles qui s’appellent les Tattes, les requérants d’asile NEM (les non entrées en matières)et les déboutés vivent. Ils vivent mal car ils sont à l’aide d’urgence. L’aide d’urgence est une aide que genève offre aux NEM une aide en nature sous forme de plateaux repas. Ils obtiennent cette aide en allant voir l’office cantonale de la population et en allant faire signer une feuille blanche toutes les semaines. Nous avons rencontré le pasteur protestant qui est bénévole comme toutes les autres personnes qui travaillent dans ce centre. Plusieurs fois par semaine,  l’Agora reçoit une association qui s’appelle Elisa-asile et qui vient aider les gens dans leur procédures d’asile. Le jour où on est allé à l’Agora c’était le jour de la permanence, il y avait beaucoup de monde. On a salué et on est allé dans une classe retrouver un des aumôniers de l’Agora, Pierre Dürenmatt. Nous avons échangé nos points de vues sur les requérants d’asile.

    Repas mensuel de l’Agora:

    Après avoir visité le foyer et l’Agora , nous avons eu envie de rencontrer des requérants d’asile , face à face . L’aumonier qui nous a fait visiter l’Agora , nous a proposé de participer au dîner qu’ils organisent tous les premiers mercredis du mois à la paroisse protestante de Vernier . Nous avons donc accepté.

    Mercredi 2 Février  : Nous avons eu rendez-vous à 18h30 à la salle , l’ambiance était bonne , les gens étaient au courant de notre présence. Il y avait principalement des mères avec leurs enfants. La nourriture était préparée par une enseignante d’informatique de l’Agora ainsi que des bénévoles. Ils avaient préparé des lasagnes (végétariennes) et , pour le dessert , des femmes migrantes avaient préparé des pâtisseries (kurdes) faites maison.

    Nous étions  environ 40 personnes à manger.

    Suite à ce repas, nous avons pu nous rendre compte de l’ambiance qu’il y avait entre les requérants . Nous avons aussi revu l’aumonier  qui nous avait acceuilli la dernière fois et nous avons pu  plus se renseigner sur l’activité des personnes fréquentant l’Agora. Le repas fini , nous avons aidé à débarrasser et à faire la vaiselle. Après remerciements, nous avons regagné notre domicile. Après avoir reçu ces différentes informations et fait ces différentes rencontres, voici le projet que nous avons décidé d’élaborer:

    Objectifs du projet:

    • Faire découvrir un nouveau lieu à une trentaine de requérants d’asile des Tattes, loin de l’endroit où on les loge, où ils pourront se rendre par la suite, sans avoir besoin d’argent.
    • Créer des liens avec des “Genevois” avec lesquels ils sont peu en contact. Sensibiliser des Genevois aux destins des requérants d’asile.
    • Lutter contre les préjugés

    Pistes d’activités:

    Sortie (repas canadien grillades): parler, manger…échanger et court-métrage

    Lieux: parc des Eaux-vives, Bois de la Batie, Jardin botanique, Varembé, Bout du Monde, Signal de Bougie

    Filmer pendant la journée?

    Communiqué de presse, article 09.03

    Etapes du projet:

    Idéalement, la journée aurait lieu le dimanche 8 ou 15 mai. Deux publics différents sont identifiés afin que la rencontre puisse avoir lieu:

    1. Les Genevois

    Comment les informer de cette journée:

    – communiqué de presse, affiches, écoles contacts PO, facebook, familles et amis

    2. Les requérants. Comment leur donner confiance et envie de venir:

    Organiser une réunion pour expliquer le projet, organiser une promenade, sortie. Participer au repas communautaire de l’Agora. Rencontrer les MNA de Saconnex.

    Journal de bord

    La première étape à réaliser est d’entrer en contact avec des requérants. Pour cela, un courriel est envoyé à l’Agora en leur proposant de cuisiner pour eux lors du prochain repas communautaire  à la salle de paroisse de Vernier, le mercredi 6 avril. Un email est également envoyé à Corinne Chuit, directrice du foyer de Saconnex,  pour lui proposer d’organiser un repas canadien au foyer pour les MNA.

    Mercredi 30 mars

    En vue du projet de court-métrage que les élèves souhaitent réaliser, ils ont bénéficié d’un cours d’introduction à la vidéo et se sont répartis les rôles que chacun souhaitait tenir dans cette démarche.

    Une dossier de financement a également été constitué par les élèves à l’intention du Fonds Jeunesse, afin d’obtenir les Fonds nécessaires à la réalisation de leur projet.

    Mercredi 6 avril: préparation d’un repas pour l’Agora:

    Le mercredi 6 avril, nous sommes allés à l’Agora vers 11h. Nous avons fait connaissance avec les bénévoles. Une fois arrivés là-bas, nous avons discuté avec les bénévoles pour savoir ce que nous allions préparer pour les requérants. Nous avons mangé à côté de l’Agora dans une caféteria, ensuite nous sommes allés faire les courses pour les différents plats de pâtes que nous avions prévu. Puis nous nous sommes rendus à la salle de paroisse de Vernier pour commencer à préparer le repas. Nous avons installé les tables, décoré la salle. Avant de manger, nous avons expliqué notre projet aux requérants et chaque participant du SCAI s’est mis à une table pour faire connaissance avec les requérants et les bénévoles. Ce n’étais pas si facile, car certains ne parlaient pas notre langue. Il y avait surtout des femmes et des enfants, des grandes familles. Les requérants nous ont remercié pour le repas qu’ils ont beaucoup apprécié. Catia regrette de ne pas avoir pu passer toute la journée avec nous. Cette journée nous a fait plaisir parce qu’on ressentait ce qu’ils vivaient et que  nous avons vu que nous leur faisions plaisir.

    jeudi 14 avril

    Réalisation d’un calendrier avec toutes les activités à prévoir et des affiches et flyers pour inviter les Genevois et les requérants au pique-nique.

    Calendrier:

    Deux affiches sont prévues: l’une pour les Genevois, sur laquelle est mis l’accent sur la lutte contre les préjugés.

    Les élèves l’ont diffusées dans leurs maisons de quartier, dans les écoles et auprès de leurs familles. Un “évenement” est créé sur Facebook.

    Une affiche a également été créé à l’intention des requérants d’asile.

    Elle a été affichée à l’Agora et au foyer de Saconnex. Mais les élèves ont compris que cette affiche ne suffirait pas à les faire venir, et ils ont organisé différentes activités afin qu’ils apprennent à se connaître et que les personnes requérantes d’asile leur fassent suffisamment confiance. Parmi ces activités, il y a eu: discussion et présentation de leur projet au mineurs non accompagnés de Saconnex autour d’un buffet canadien. Participation au traditionnel match de foot de l’Agora aux Bois des Frères un mardi matin.

    Journée passée à discuter avec des mères et des enfants au domicile d’une bénévole de l’Agora. A chacune de ces occasions, les élèves ont dû prendre la parole afin de présenter et expliquer leur initiative, et faire comprendre aux requérants son utilité.

    Court-métrage

    1. Préjugés des Genevois. Quels préjugés?

    Dealers? Parce qu’ils sont dans la rue, qu’ils ont pas de travail. Parce que certains ont pu dealer et que les médias ou certains politiques ont relayé l’information (nigérian).

    Réponse:

    La grande majorité des requérants d’asile ne sont pas des dealers et la plupart des dealers ne sont pas des requérants d’asile. Selon une statistique de la police cantonale de Zurich, il y a eu moins de 50 suspects africains relevant du domaine de l’asile en 2008. Cela correspond à un recul de 75 % par rapport aux près de 200 suspects enregistrés en 2004. Parmi les suspects étrangers, 92 % ont un permis d’établissement (permis C) ou un permis de séjour (permis B). Les demandes d’asile des personnes qui entrent en conflit avec la loi sont traitées en priorité. Leur rejet implique une expulsion dans les meilleurs délais. Par ailleurs, les dispositions de notre Code pénal s’appliquent aussi bien aux requérants d’asile qu’à n’importe qui d’autre. Il est donc non seulement faux, mais aussi blessant et dégradant pour les personnes concernées d’affirmer que tous les requérants d’asile sont des trafiquants de drogues et des criminels. (source, discours de Beat Meiner, secrétaire général de l’OSAR à l’occasion de la Journée du réfugié en juin 2009)

    Alcooliques? On « les »voit boire des bières dans la rue, mais qui est ce « les »? Est-ce les requérants d’asile?

    Menteurs ?

    Réponse: Un coup d’œil sur les statistiques des principaux pays d’origine des requérants d’asile montre qu’il s’agit sans exception de foyers de crise en proie à la guerre ou à la guerre civile, de régimes où les droits de l’homme sont particulièrement malmenés ou de Nations dont l’État, pratiquement inexistant, est dans l’incapacité de protéger ses citoyens. Il n’est donc pas étonnant que les gens fuient justement ces pays. En 2008, la plupart des réfugiés sont venus d’Érythrée, de Somalie, d’Irak, de Serbie, du Sri Lanka, du Nigeria, de Turquie, d’Afghanistan, d’Iran et de Géorgie.

    L’an passé, l’Office fédéral des Migrations a décidé dans deux tiers des cas que les intéressés avaient sollicité à juste titre la protection de la Suisse. Ces gens qui fuyaient une guerre civile ou dont le pays d’origine étaient en proie à une situation de violence généralisée ont obtenu l’asile ou bénéficié d’une admission provisoire. Pour les 35% restants, le rejet de la demande ne signifie pas qu’ils ont menti, mais que les motifs avancés n’ont pas été jugés suffisants. Dans la procédure d’asile comme dans toute procédure judiciaire, on peut gagner ou perdre son procès. De nombreux requérants d’asile ont beaucoup de peine à renseigner les autorités sur les motifs de leur fuite. La procédure les oblige à revenir en détail sur la vio-lence, les humiliations, les tortures ou les viols qu’ils ont endurés. D’après une étude allemande, plus de 40 % des requérants d’asile sont traumatisés. Or, les per-sonnes qui ont subi des tortures ou des viols sont justement dans l’incapacité d’évoquer ces atrocités dès le début de la procédure, que ce soit par crainte, par honte ou en raison de leur traumatisme. Dans un premier temps, leurs indications sont souvent contradictoires. Bon nombre d’entre elles ont besoin du soutien de psychologues pour finalement parvenir à clarifier les contradictions ou à exposer les faits de façon compréhensible. Ces gens ne sont pas pour autant des menteurs, mais des victimes de la violence qui ont besoin de compréhension et de soutien. (source, discours de Beat Meiner, secrétaire général de l’OSAR à l’occasion de la Journée du réfugié en juin 2009)

    Tous noirs? Les requérants d’asile sont tous africains.

    Bizarres? Ils s’habillent, parlent et se comportent étrangement.

    Réponse: Parlent pas notre langue, façon d’être, perdus, attitude, réactions, détresse.

    Profiteurs?

    De nos impôts. De nos prestations sociales. De notre argent. Ils gagnent plus que les pauvres suisses. Ils mentent pour venir s’installer en Suisse

    Réponse:

    Les gens que la détresse accule à quitter leur pays d’origine, qui investissent leurs dernières économies dans le voyage vers l’Europe et qui arrivent en Suisse complètement démunis ont forcément besoin d’aide dans un premier temps. Mais en Suisse, la vie de requérants d’asile est tout sauf une sinécure. Le soutien calculé au plus juste est parfois jusqu’à 60 % inférieur au barème de l’aide sociale allouée aux Suissesses et aux Suisses. Les requérants d’asile reçoivent souvent des prestations en nature; ils sont hébergés dans des logements collectifs sans la moindre sphère privée et sans possibilité d’occupation. (source, discours de Beat Meiner, secrétaire général de l’OSAR à l’occasion de la Journée du réfugié en juin 2009)

    Violents?

    Les histoires qu’on a pu entendre sur les foyers des Tattes, ou de l’Hospice.

    Réponse:

    Qui a ces préjugés?

    Les vieux… (?); les bourgeois, les pauvres, les jeunes?

    2. Qu’est-ce que vraiment un requérant d’asile?

    Quelqu’un qui fuit un conflit – Conditions de vie (10fr par jour, logent dans un foyer, peuvent pas travailler)

    Des gens invisibles (timides, ne sortent pas ou ne le disent pas)

    Style: DOCUMENTAIRE

    Microtrottoir

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    Durée: entre cinq et dix minutes

    Personnages: élèves du SCAI

    Requérants d’asile

    Genevois

    Avec préjugés Sans préjugés

    Rue Genève Qui participent aux grillades

    Micro-trottoir (2 minutes): Genevois avec préjugés

    1. A quoi pensez-vous quand on vous dit « requérant d’asile »?
    2. Savez-vous ce qu’est un requérant d’asile?

    VS Catia et élevés SCAI: Non c’est pas vrai parce que….le mettre plusieurs fois en opposition aux préjugés + utiliser moments de la grillade ou on voit que ce sont des personnes NORMALES.

    MESSAGE: les requérants sont des personnes comme nous

    DECALOGUE

    Scénario SCAI griller prejuges_2

    Plan tournage SCAI

    Journée grillades Dimanche 29 mai 2011

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    Liens et documents:

    [kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/cB-LrUqMcFs" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

    Site l’Agora

    Campagne sur l’aide d’urgence

    Observatoire romand du droit d’asile

    Berne persiste à expulser à la dure les requérants


    Viens et vois !!!

    24 novembre 2010

    Problématique: Intégration culturelle à l’Ecg !!

    Objectifs: Mélange des cultures

    Activité: Exposition de préjugés et leurs realités + prendre des photos d’élèves de diverses cultures

    L’exposition aura donc lieu du 14 au 18 Février 2011 dans le hall d’entrée de l’ECG Jean-Piaget. Vous pourrez dans un premier temps mettre vos impressions sur les photos sans textes. Et à partir de jeudi, nous rajonterons les préjugés. Nous remercions ceux qui ont été d’accord de poser pour les photos!

    ET POUR VOUS, C’EST QUOI UNE BONNE INTEGRATION?

    LIENS ET DOCUMENTS:

    Bureau de l’intégration des étrangers, Genève

    Forum pour l’intégration des migrantes et des migrants

    par Maeva, Julia, Patricia, Elodie et Juliette

    Projet d’échange et de sensibilisation en association avec les requérants d’asile et l’Agora

    Problématique:
    Les requérants d’asile sont souvent victimes de préjugés. On entend souvent dire qu’ils touchent plus d’argent que nous, grâce à notre argent: qu’ils sont fainéant, qu’ils pratiquent des activités illicites, qu’ils représentent un danger et enfin, qu’ils sont différents de nous.
    Les raisons de ces préjugés sont diverses mais proviennent essentiellement des campagnes racistes et mensongères menées par certains partis de droite. Pour cela ils se sont servis de statistiques et de graphiques erronés.

    Ajoutons à cela des discours mensongers et simplistes, répétés jusqu’à ce qu’ils soient assimilés par la majorité de la population. Tout cela a contribué à stigmatiser les requérants d’asile et à créer un fossé entre la réalité et l’opinion toute faite que l’on fournit au peuple. De ce fait, l’intégration devient ardue. Ajoutons à cela l’action et les aides de l’Etat très restreintes et sélectives. Notons également l’absence d’une justice équitable pour ces personnes (la procédure qui les concerne est bien souvent dure à saisir d’autant plus qu’il est fréquent qu’ils ne comprennent pas la langue parlée). Ils sont victimes de nombreux préjugés et de nombreuses injustices, fondées sur une politique intolérante, inégalitaire, mensongère qui vend comme argument la sécurité pour mieux créer la peur, la peur de l’Autre!

    Objectifs:

    • Échanger avec des enfants et des mères requérants d’asile fréquentant l’Agora
    • Sensibiliser la population genevoise aux problèmes que peuvent rencontrer les requérants d’asile et casser certains préjugés.

    Activité:

    Prise de contact avec l’AGORA afin de mettre en place des projets (rencontres, activités et dates à établir) avec des requérants d’asile (enfants et mères).

    Contacter la presse par le biais d’un communiqué pour les informer de notre projet et éventuellement se faire publier.

    Journal de bord:

    Tout a commencé le jour ou un représentent de l‘AGORA s’est rendu dans notre cours de civisme pour nous présenter l’association pour laquelle il travaille et nous parler des requérants d’asile et de leur conditions de vie. Cela n’a pas manqué d’attirer notre attention. D’une part, parce que leurs conditions de vies difficiles nous ont touchées. D’autre part, car nous n’avions qu’une connaissance faible de ce qu’est une personne qui demande l’asile et de son parcours, ce qui nous a poussé a choisir cette thématique plutôt qu’une autre.

    Dès lors, nous avons pris contact téléphoniquement avec Nicole Andreetta (Aumônière à l’AGORA).  Après lui avoir expliqué notre projet,  nous avons convenu d’un rendez-vous dans les locaux de l’association.

    Le mercredi 12 janvier nous nous sommes rendus au rendez-vous à 14h00. Nous avons pu discuter avec Mme Andreetta. Nous lui avons soumis nos idées de projets et avons sollicité son avis afin de savoir ce qui était réalisable (dans un cadre scolaire, sans fond et avec une limite de temps) et si elle avait d’autres idées à nous proposer.

    Nous avons rapidement réalisé qu’organiser des activités régulières et intéressantes n’était pas facile. De même, trouver des fonds et des lieux nécessitait une grande organisation et de nombreuses démarches.

    Le mercredi 26 janvier était la date de notre deuxième rendez-vous mais surtout, représentait la première rencontre avec les requérants. Nous avons fait connaissances avec de nombreux enfants, ainsi qu’avec des membres de l’Agora qui nous ont accompagné dans le cadre d’une sortie à la patinoire avec des enfants. Cette après-midi patinoire a été appréciée par tous. Quant à nous, le plaisir de rigoler, de discuter et d’échanger en s’amusant avec les enfants, pour apprendre à les connaitre, a été l’un des meilleurs moments.

    Par la suite, nous nous sommes rendues avec l’équipe et les enfants chez une dame qui nous a accueillies pour prendre le goûter chez elle. Les enfants avaient fait des pâtisseries le matin, que nous avons partagées, et la dame chez qui nous étions a ramené des boissons et d’autres choses. Cela nous a permis de nous réunir et de pouvoir discuter avec certaines mamans qui étaient elles aussi présentes pour le goûter.

    Plusieurs choses nous on frappées lors de cette discussion, à commencer par l’accueil chaleureux que l’on nous a réservé. Cette dame était heureuse de nous accueillir  (nous étions une vingtaine avec les enfants), avec ses moyens limités dans son petit appartement, chose qui devient rare de nos jours. Ensuite, en parlant avec ces dames, nous avons été surprises et très touchées par les difficultés qu’elles peuvent rencontrer pour des choses banales de la vie quotidienne (se rendre chez le médecin, aller à la pharmacie, travailler, obtenir un rendez-vous, les contraintes pour avoir le minimum vital…) ainsi que par certains préjugés qu’elles subissent ( ex: le facteur a dit à une dame qui n’a pas d’autorisation de travailler mais qui va tous les jours à l’école et qui s’occupe de ses enfants, du ménage, de la cuisine… qu’elle ne devrait pas le stresser pour son courrier, car elle ne faisait rien de la journée à part se croiser les bras sur son canapé).

    De plus, nous avons appris, par des membres de l’Agora, d’autres difficultés que ses personnes rencontraient, à plusieurs niveaux. Au niveau des logements, les hommes vivent à quatre dans un appartement qui a pour superficie la taille d’un salon.  Nous avons pu nous-même observer une mère qui vivait avec ses deux enfant et qui en attendait un troisième. Cette dame dort dans la même chambre que ses enfants et bientôt un bébé va venir. Comment les enfants feront-ils pour être en forme pour  suivre des cours en dormant avec un nourrisson qui a un rythme de vie décalé??? Peu importe on lui a déjà annoncé que l’on ne lui accorderait pas d’appartement plus grand…!

    Ils nous on également parlé de la situation financière précaire dans laquelle se retrouvait les requérent d’asile déboutés ou les personnes avec un statut de Non Entrée en Matière (NEM) avec juste le minimum vital – l’aide d’urgence. Puis des lois toujours plus dures, visant à décourager les gens. Mais aussi, l’autorisation de travailler qui leur est refusée ce qui pousse parfois ces personnes à travailler au noir ou à tomber dans des activités illicites, même si ce n’est largement pas le cas de tous.

    En outre, il y a aussi le témoignage d’une mère à laquelle nous  avons demandé si les enfants posaient des questions en rapport avec leur situation, s’ils se sentaient différents des autres enfants? Cette maman à répondu qu’elle était souvent confrontée à des questions du type: Pourquoi on ne peut pas avoir les mêmes choses que les autres enfants? Pourquoi on n’a pas une chambre à nous? Pourquoi on dort tous ensemble et mes amis pas? Pourquoi tu ne peux pas m’acheter ce jouet?

    Tant de témoignages qui nous ont fortement saisis: en parler en classe c’est une chose, mais en parler avec les personnes concernées et le percevoir en est une autre.

    Quant aux membres de l’AGORA que nous avons rencontrés, ils ont tous été accueillants, souriants, ouverts au dialogue et nous ont permis de préciser et d’apporter de nouvelles connaissances au sujet des requérants et de leurs conditions de vie.

    Ces rencontres ont donc été très enrichissantes et riches en émotions.

    Mardi 1er février

    Nos démarches pour obtenir un stand en vue d’une vente de pâtisseries le samedi 12 février, dont les bénéfices seraient reversés à l’association des Araignées Artisanes de Paix s’avère compliquée. Déjà un refus, sans doute en lien avec les votations à venir. Notre projet avec des requérants semble déranger certaines personnes. Néanmoins, nous sommes parvenues à obtenir un emplacement à Plainpalais, ce qui est pour nous une victoire car c’est un bon emplacement pour vendre et, nous espérons ainsi faire beaucoup de bénéfices pour l’association. La leçon du jour reste que pour certains projets,  il faut savoir tourner sa demande sans préciser tous les détails car les préjugés contre les requérants d’asile persistent…

    Vînt ensuite le troisième rendez-vous du mercredi 02 février. Cette fois, nous avons passer la journée dans les locaux de l’Agora avec les enfants, Tourgoute (qui est stagiaires à l’Agora) et Mme Andreetta. Nous avons fait des jeux avec les enfants. Cela a débuté par la confection d’un Memory: nous avons découpé des cartes de mêmes tailles puis, nous avons fait des dessins dessus avec les enfant, afin de réaliser notre “Memory” personnalisé.

    Nous avons également fait des dessins avec les enfants et commencé à confectionner des affiches, pour solliciter des dames intéressées à faire de la pâtisserie pour la vente du samedi 12 février. Ensuite, Nous avons joué au Memory avec les enfants, qui étaient d’ailleurs très doués. Une fois la longue partie achevée nous avons goûté tous ensemble puis nous sommes rentrées.

    Les moments passés avec les enfants nous apportent beaucoup de plaisir et de satisfaction, ils sont tous adorables, curieux de nous connaitre et très attachants. Ils se comportent en général de façon exemplaire sauf quelques rares fois où il faut leur rappeler de se tenir calmes, mais quoi de plus normal pour un enfant?

    Mercredi 9 février

    Nous avons eu rendez-vous à l’AGORA à 13h30 afin d’aller à la bibliothèque avec les enfants qui devaient y écouter un conteur. Cependant, nous ne nous sommes finalement pas rendues à la bibliothèque comme prévu car les mamans des enfants avaient prévu une autre activité ce jour là, ce qui est normal: comme toute personne, ces gens ont parfois des choses de prévues qu’il faut respecter d’où la possibilité de rencontrer des imprévus comme celui-ci.

    Nous en avons alors profité pour discuter avec Nicole afin de préparer les derniers détails de la vente de pâtisseries qui allait avoir lieu d’ici peu. Nicole nous a donné un grand nombre de documents et d’informations à mettre sur notre stand et à partager avec des personnes intéressées, dont notamment un petit bouquin intitulé: “Dessins d’exil”, dans lequel figurent des dessins de requérants et des citations. Si nous parlons de ce document en particulier, c’est parce qu’il nous a énormément touché.  On y perçoit les peines, la douleurs mais aussi les espoirs de ces personnes qui nous livrent un petit bout de leur passé souvent très douloureux. Face a un petit livre chargé de témoignages simples et tellement parlant nous n’avons que pu être émues.

    samedi 12 février

    Voila enfin arrivé le jour de la vente de pâtisseries, nous nous sommes rendues sur les lieu après quelques difficultés pour trouver notre emplacement puis, nous avons monté et organisé notre stand ou étaient disposées pâtisseries, boissons chaudes, pancartes et prospectus. Merci d’ailleurs à Claudia pour nous avoir aidé à monter le stand et à une femme membre des Araignées artisanes de paix pour les documentations supplémentaires concernant l’association au bénéfice de laquelle irait la vente de pâtisserie. Merci également à toute les personnes qui sont venues nous rendre visite sur place et nous apporté des pâtisserie supplémentaires. Nous avons donc débuté le matin en nous répartissant les tâches, Ingrid, Liliana et Nabayt au stand pour vendre, et moi même ( Mélinda) pour aborder les gens dans la rue, leur expliquer pourquoi nous faisions cette vente et pour qui, ce qui avaient pour but de ramener les passants vers notre stand.

    Lors de cette journée nous avons eu beaucoup d’échanges avec les personnes sur la plaine de Plainpalais. Ces échanges étaient pour la plupart agréables et enrichissants, même si les personnes ne partageaient pas toujours tous nos point de vues…

    Toutefois, il y a eu parfois quelques rares confrontations avec des personnes qui n’approuvaient pas ni ne comprenaient notre démarche. Néanmoins dans l’ensemble se fut une agréable journée et nous avons été très contente de pouvoir compter 400- fr de bénéfices au profit des araignées artisanes de paix en fin de journée.

    L’entrain et la reconnaissance que nous a témoigné l’association bénéficiaire nous a beaucoup touché et le plaisir était entier et partagé.

    Pour terminer, nous remercions l’ensemble des personnes qui nous aidées à réaliser ce projet ( Mme Luthy, Géraldine Puig, les membre de l’AGORA et spécialement Mme Andreetta et les Araignées Artisanes de Paix). Nous remercions également les  femmes requérantes d’asile pour leur accueil chaleureux et la confiance qu’elles nous on témoignées ainsi que l’aide apportée lors de la confection des pâtisseries.

    Communiqué de presse envoyé aux médias le 10.2.2011

    Interview à Léman Bleu, le jeudi 10 février 2011 (dès la minute 22)

    Vente de pâtisserie du 12 février:

    Agora

    Liens et documents utiles:

    Outils pour communiquer avec les médias et rédiger un communiqué de presse

    • Halte aux abus? Réponses à 10 préjugés sur l’asile
    • “En 1985, je n’imaginais pas un avenir aussi sombre pour l’asile.”  Interview d’Yves Brutsch, référence romande en matière de droit d’asile et initiateur de l’Observatoire du droit d’asile et des étrangers
    • En Suisse, depuis l’entrée en vigueur de la la dernière révision de la Loi sur l’asile (LAsi), les requérant-e-s d’asile débouté-e-s sont exclu-e-s de l’aide sociale et soumis-e- au régime de “l’aide d’urgence”. Ce régime les discrimine dans leurs droits fondamentaux, les prive de toute autonomie et de toute dignité. Le Collectif droit de rester et la Coordination asile se mobilisent contre cette forme de contrainte imposé aux requérant·e·s d’asile débouté·e·s. Dans ce film, les personnes directement concernées parlent.

    Débouté-e-s Debout! 1/2 (migrant-e-s en Suisse)
    envoyé par Droitderester. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

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