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    Jeunes sans-papiers

    1 septembre 2010

    “Sans-papiers, mais avec CFC”, article courrier du 4 mars 2010

    Problématique:

    En Suisse, les jeunes sans-papiers n’ont pas encore accès aux formations professionnelles (apprentissage en dual), car celles-ci dépendent du droit du travail qui exclut de fait les personnes ne bénéficiant pas d’un statut légal. Cela pose un grave problème d’accès à l’éducation pour des jeunes qui n’ont souvent pas choisi de vivre sans statut, et qui de ce fait sont discriminés quant au choix de leur formation. Diverses associations, des politiques et des enseignants travaillent pour que cette situation change, et la question est d’actualité puisque le Canton de Vaud vient d’accepter d’offrir des places d’apprentissage à des jeunes sans-papiers. Néanmoins, la bataille n’est pas gagnée et il reste un important travail de lobbying et de sensibilisation à faire pour que les lois changent. Le Collectif de soutien aux sans-papiers, à travers la campagne: «Aucun Enfant n’est illégal», a publié un manifeste demandant aux autorités de se mobiliser pour améliorer le sort des enfants sans statut légal.

    Objectif:

    sensibiliser les jeunes des Écoles postobligatoires à la problématique et les inciter à signer le manifeste

    Étapes du projet et activités:

    1. Créer une affiche pour faire parler du problème

    2. Prendre contact avec la Coordination enseignement qui organise des assises pour le droit à la formation professionnelle pour les sans-papiers, afin de diffuser notre affiche.

    3. Mettre notre affiche dans les autres établissements et sur facebook

    Nous avons eu de la peine au début, car le photographe n’a pas fait son travail à notre convenance. Après cela, nous avons pris les choses en mains et nous avons fait appel a notre super Nuno qui nous a fait une très belle image. Nous avons également distribué des exemplaires du Journal «Arobase» dans les différentes classes de l’ECG Jean-Piaget dans l’espoir d’éveiller et de sensibiliser l’âme sociale des élèves, et de les faire réagir à la situation des jeunes sans-papiers qui n’ont pas accès à la formation.

    Au départ, nous avions l’intention de publier notre affiche dans le journal «Arobase» pour les assises pour le droit à la formation des sans-papiers, le 24 mars à la maison des associations. Nous nous y sommes pris trop tard et cela a échoué. Nous avons donc changé nos projets et décidé de mettre des affiches dans les différentes écoles de Genève, afin d’inciter les jeunes à aller signer le manifeste. On peut retrouver ce manifeste sur: www.sans-papiers.ch

    SIGNEZ LE MANIFESTE, SOYEZ NOMBREUX, ON COMPTE SUR VOUS!!!!

    Sabrine, Nuno, Benoît

    Projet sans-papiers

    Mise en route

    Pour commencer notre projet il a fallu que nous nous mettions tous d’accord sur la définition de “sans-papiers” pour que nous puissions avancer de façon cohérente sur ce projet. Nous somme arrivé à nous entendre sur une seul et même définition : “Les sans papier sont des personnes qui vivent illégalement dans un pays soit car ils n’ont pas de papiers en règle avec la législation soit qui n’ont pas de papier  du tout. On entend par papier: permis valable pour résider dans le pays”. Dès que cette définition a été mise en place nous pouvions réfléchir sur une problématique. Ceci fut long et dur car il fallait classer nos idées pour en ressortir une seul et judicieuse idée.

    Projet de résolution; initiative cantonale pour un accès à la formation professionnelle pour les jeunes sans statut légal, qui invite le Conseil d’Etat à intervenir auprès de l’Assemblée fédérale pour l’inviter à créer des bases légales permettant aux jeunes sans statut légal d’avoir accès a l’apprentissage a été acceptée par le Grand Conseil genevois par 70 voix contre 25, soit tous les partis, sauf l’UDC et le MCG

    Pour commencer, nous avons constater que les sans-papiers sont un sujet d’actualité, pourtant, nous n’en entendons pas beaucoup parler. C’est un sujet assez tabou, or, qui est de tous les jours, et qui touche un certain nombre de personnes.

    Afin de remédier à cela, nous avons réfléchi à une problématique, qui est: « parle-t-on assez des sans-papiers? ».

    Les sans-papiers sont privés de droits et sont exploités, sans pouvoir réagir au risque d’être renvoyé chez eux. Cependant ce sont des êtres humains qui ont eux aussi des droits comme:

    - Assurance-maladie obligatoire, pour autant que la personne réside en Suisse de façon permanent

    - Assurance-accidents tous les travailleurs sont obligatoirement assurés

    - Assurance-invalidité: tous les travailleurs sont obligatoirement assurés ; aucun remboursement si la personne quitte le pays

    - Travail (Code des obligations)  le droit du travail s’applique ; les contrats de travail (y compris les contrats collectifs) sont valables ; garantie du salaire minimum

    - AC (assurance chômage) obligatoire, impossibilité de percevoir les prestations

    - Aide sociale (Constitution fédérale) : droit à une aide dans les situations d’urgence (y compris prise en charge médicale d’urgence)

    - École (Constitution fédérale, convention de l’ONU relative aux droits des enfants)  les enfants ont droit à une éducation scolaire ; règlements cantonaux en matière de transmission des données.

    Source:

    http://files.hplus.ch/pages/HPlusDocument6790.pdf

    Afin de remédier à cela, nous avons réfléchi à une problématique, qui est: « parle-t-on assez des sans-papiers? ».

    Pour nous, non. C’est pourquoi nous avons pu nous mettre d’accord sur une idée qui nous semble réalisable et dans nos capacités pour aider les sans-papiers à être perçu différemment: faire une affiche, que nous mettrons dans l’ECG Jean-Piaget pour toucher un maximum d’étudiants. Pour ceci,il nous faut plusieurs choses telles qu’une pancarte pour pouvoir faire notre affiche, de la peinture ,une définition, des images, une citation, le nombre de sans-papier et des autorisations de l’école pour afficher notre pancarte.

    Finalité: améliorer les conditions de vie des sans-papiers

    Objectif général: faire de la prévention au sein de l’ECG

    Objectifs spécifiques:

    Public cible: les personnes de l’ECG

    Activité: faire une affiche

    1. réunir le matériel nécessaire (pancarte, peinture, citations, images)
    2. créer l’affiche
    3. demander l’autorisation d’affichage
    4. exposer l’affiche

    Alliés: Monsieur Jeanneret, doyen faisant parti du comité d’aide aux sans-papiers, Mme Stahel

    Obstacles: les horaires des personnes avec qui il fallait s’entretenir.

    Évaluation: que les gens s’intéressent à l’affiche

    flyer_expo_enfant_illegal

    Les Roms: conférence à l’ECG et rencontre à la maison de quartier des Acacias

    Problématique:

    Dans le cadre de notre cours de civisme, nous avons choisi comme problématique les Roms. Nous pensons qu’il n’existe aucune égalité entre les Roms et nous, et qu’il s’agit d’une population méconnue qui a connu et connait toujours de nombreuses persécutions.

    Nos premières idées étaient:

    - Organiser “une journée Roms” dans notre établissement afin de

    sensibiliser nos camarades à la problématique des Roms.

    - Organiser un concert en ville, avec présentation de la culture et des coutumes Roms. Nous avons pensé à crée un impact en renversant les rôles qu’on donnent généralement à cette population. Nous avons envisagé d’organiser des stands d’information ainsi qu’une distribution de boisson, afin d’aller contre la croyance selon laquelle les Roms ne sont que des mendiants et des voleurs. Le but de cet événement est de toucher un maximum de gens, de permettre à tous d’en connaître plus sur les coutumes et la culture, et de partager un moment chaleureux en toute convivialité.

    Objectif:

    Sensibiliser les jeunes de l’ECG à l’histoire des Roms et amoindrir les préjugés.

    Mettre en contact des jeunes roms et des jeunes d’ici

    Étapes du projet et activités:

    1.Conférence

    Nous avons pris contact avec M. Eric Roset, photographe, membre de l’association Mesemrom – mesemrom.org afin de savoir si notre projet était réalisable et de voir quelles seraient les options.

    Nous avons réussi à entrer en contact avec Mme Claire Auzias, historienne, spécialiste de l’histoire des Roms. Nous l’avons invité à venir dans notre établissement afin de faire une conférence suivie d’une table ronde.

    Cette conférence remplaçait l’idée que nous avions eue à propos d’organiser une “journée Roms” dans notre école, qui posait de nombreux problèmes techniques. La conférence a eu lieu le 18 février.

    Des élèves, des enseignants ainsi qu’une représentante du CODAP et un membre de Mesemrom étaient présents. Nous étions plus d’une vingtaine.

    Mme Auzias nous a présenté un historique sur les Rroms, en insistant sur l’extermination pendant la 2ème guerre mondiale et sur la politique suisse par rapport aux Rroms.

    Suite à la présentation, nous avons pu poser des questions et finalement nous avons fait une photo avec le drapeau rrom et Mme Claire Auzias.

    photo: Eric Roset

    La conférence s’est bien déroulée. Mme Claire Auzias s’est montrée disponible pour répondre à nos questions, et son engouement à nous parler de ce sujet était très communicatif. Grâce aux explications de Mme Claire Auzias, nous avons pu clarifier nos idées à propos de l’histoire des Roms. Nous la remercions d’être venue et de nous avoir fait part de ses connaissances.

    2. Échange entre jeunes « suisses » et jeunes « roms »

    La semaine du mercredi 3 mars, nous avons pris contact avec la maison de quartier des Acacias. Nous avons expliqué notre projet, de vouloir faire une soirée avec un repas, de la musique, et un moment de partage, qui a pour but de réunir des jeunes roms et des jeunes « d’ici » afin d’amoindrir les préjugés sur la culture rom.

    Les animateurs de la maison de quartier nous ont répondu plutôt favorablement. Ils nous ont donné un rendez-vous pour organiser et concrétiser notre projet.

    Nous avons rédigé une demande de fonds au « Fonds jeunesse » afin de pouvoir financer notre projet. Nous avons estimé notre budget à environ 500fr. Cette somme devrait nous permettre de couvrir les fonds du repas ainsi que les musiciens Roms.

    La semaine du 12 mars, nous avons rencontré les animateurs de la maison de quartier des Acacias. Le but était de présenter notre projet et de voir s’il était réalisable.

    Après avoir discuté avec eux, nous avons conclu qu’il serait difficile de créer une rencontre musicale, car cela serait trop brusque et ne permettrait rien de concluant. En effet, les jeunes de la maison de quartier n’accepteraient pas d’accueillir des jeunes “étrangers” pour

    faire de la musique.

    La décision prise avec les animateurs est de créer une première rencontre lors d’un après-midi avec seulement 2-3 roms (jeunes). Lors de cette rencontre, le but est de faire des activités, telles que, ping-pong, baby foot ou autre activité où la langue n’est pas une barrière.

    Par cette démarche, nous pensions qu’une intégration, ou du moins une ouverture à l’autre serait envisageable.

    Plus concrètement, nous allons essayer de prendre contact avec 2-3 jeunes roms et de se rendre dans la maison des Acacias lors d’un mardi après midi. Si les choses se passent bien, nous avons le projet de faire un repas avec eux lors d’un vendredi soir.

    ————————————————————————————————————

    Nous avons réussi à entrer en contact avec Mme Claire Auzias, historienne spécialiste de l’histoire des Roms. Nous l’avons invité à venir dans notre établissement afin de faire une conférence suivie d’une table ronde sur le sujet des Roms.

    Cette conférence aura lieu le jeudi 18 février 2010 en salle 172 de l’ECG Jean-Piaget.

    Cette conférence remplace l’idée que nous avions eu à propos d’organiser une “journée Roms” dans notre école qui posait de nombreux problèmes techniques. Nous avons la chance de pouvoir compter sur sa venue qui sera très enrichissante tant au niveau de la culture générale qu’au point de vue humain.

    Nous publierons bientôt le compte rendu de cet événement qui je l’espère rencontrera du succès auprès de nos camarades.

    3 mars 2010

    La semaine du mercredi 3 mars nous avons pris contact avec la maison de quartier des Acacias. Nous avons expliqué notre projet, de vouloir faire une soirée avec un repas et un moment de partage de musique, qui a pour but de réunir des jeunes roms et des jeunes « d’ici » afin d’amoindrir les préjugés sur la culture rrom.

    Les animateurs de la maison de quartier nous ont répondu plutôt favorablement en nous donnant un rendez- vous pour une rencontre le vendredi 12 mars afin que nous puissions expliquer en vu d’organiser et concrétiser notre projet.

    De plus le mercredi 3 mars, nous avons rédigé une demande de fonds au « Fonds jeunesse » afin de pouvoir financer notre projet. Nous avons estimer notre budget à environ 500fr. Qui devraient nous permettre de couvrir les fonds du repas ainsi que les musiciens Roms.

    Voici la lettre:

    Commission Fonds Jeunesse

    Damien Berthod

    Rue Prévost-Martin 6

    Case postale 192

    1211 Genève 4

    Concerne: Demande de fonds

    Monsieur,

    Nous sommes cinq jeunes en 3 ème année de l’ECG de Jean-Piaget.

    Après une intervention dans notre classe de civisme du CODAP et de différents acteurs associatifs sur la précarité à Genève , nous nous sommes rendues compte qu’il y a beaucoup de préjugés sur les Rroms c’ est pourquoi nous avons pris l’initiative d’élaborer un projet, en collaboration avec le CODAP, concernant les Rroms.

    Le but de notre projet est de créer une rencontre musicale le vendredi soir 26 mars 2010, c’est-à-dire de faire chanter des jeunes de la maison de quartier des acacias et des Rroms, afin de créer un échange culturel, ce qui permettrait de sensibiliser les jeunes.

    Pour que la rencontre ait lieu, nous avons contacté l’association « Mesemrom », qui va faire le nécessaire pour que des Rroms participent à notre projet.

    De plus, pour que la rencontre soit plus chaleureuse nous souhaitons organiser un repas avant le concert. Le but de ce repas est d’établir un contact entre les deux cultures.

    Pour que notre projet ait lieu, nous avons besoin d’une aide financière de 550frs. Cette somme nous permettra de payer les musiciens Rroms, pour qui il faut compter environ 400frs pour trois groupes, et d’organiser le repas que nous avons estimer à 150 frs pour faire des spaghettis et amener des boissons.

    En attendant votre réponse, recevez nos salutations distinguées.

    Flurina Nunes 14.04.90, Prescilla Pandi 02.07.91, Fjolla Hasani 02.11.90,Diana Pereira 23.07.92, Stéphanie Prat 25.03.90

    Aujourd’hui mercredi 10 mars, nous avons établi une liste de choses qu’on devra accomplir.

    Premièrement , comme prévu nous avons rendez-vous avec un animateur de la maison de quartier des Acacias. Nous lui poseront ces question suivantes:

    - Quelles dates leurs conviendraient afin d’accomplir notre projet?

    - La liste d’achats qu’il  faudrait faire pour la nourriture

    - Les installations techniques

    -Connaissances de jeunes musiciens d’ici

    • La sécurité

    Nous allons également appelé Eric, afin de savoir quel sera le budget afin de payer les musiciens rroms. Puis nous finiront par contacter la Mesomerom ont, afin de savoir si ils peuvent aussi emmener des familles en plus des jeunes.

    10 mars 2010

    Comme prévu la conférence a eu lieu le 18 février, des élèves, des  enseignants ainsi qu’une représentante du CODAP et un membre de mesemrom étaient présent, nous étions environ 25 .

    Mme Claire Auzias nous a présenté un historique sur les Rroms, en insistant sur l’extermination à la 2 ème guerre mondiale et sur la polique suisse par rapport aux Rroms. Suite à la présentation nous avons pu poser des questions et finalement nous avons fait une photo avec le drapeau rrom et Mme Claire Auzias.

    La conférence s’est bien déroulée. Mme Claire Auzias s’est montrée disponible pour répondre à nos questions et son engouement à nous parler de ce sujet était très communicatif. Grâce aux explications de Mme Claire Auzias , nous avons pu clarifier nos idées à propos de l’histoire des Rroms. Nous l’a remercions d’ être venue et de nous avoir fait part de ses connaissances.

    24 mars :

    La semaine du 12 mars nous avons rencontré les animateurs de la maison de quartier des acacias. Le but était de présenter notre projet et de voir si il était réalisable.

    Après avoir discuter avec eux nous avons conclu qu’il serait difficile de créer une rencontre musicale car cela serai trop brusque et ne permetterait rien de concluant. En effet, les jeunes de la maison de quartier n’accepteraient pas d’acceuillir des jeunes “étrangers” pour faire de la musique.

    La conclusion prise avec les animateurs est de créer une première rencontre lors d’une après-midi avec seulement 2-3 roms (jeunes). Lors de cette rencontre le but est de faire des activités telles que du ping pong, baby foot ou autre activité où la langue n’est pas une barrière. Par cette démarche nous pensons qu’une intégration, ou du moins une ouverture à l’autre est envisageable.

    PLus concretement nous allons essayer de prendre contacte avec 2-3 jeunes roms et de se rendre dans la maison des acacias lors d’un mardi après midi. Si les choses se passent bien nous avons le projet de faire un repas avec eux lors d’un vendredi soir.

    Soirée irakienne

    Atelier sur le racisme au Service des Classes d’Accueil et d’Insertion (SCAI) avec la collaboration de la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA), une association créée en 1927 à Paris et qui lutte activement contre les discriminations raciales et le Collectif Afro Swiss qui milite contre le racisme anti-noir.

    La première séance de cet atelier sur le racisme a été animée par la LICRA et consistait en une présentation du fonctionnement des mécanismes de discrimination raciale. Au cours de la séance suivante les élèves se sont emparés du sujet,  suite à  la diffusion d’un court métrage pédagogique et d’affiches à caractère raciste, en saisissant l’importance de réagir de manière citoyenne, réfléchie et non violente, contre la discrimination raciale sous toutes ses formes. Les élèves ont soulevé différentes questions comme les effets des insultes racistes et discriminatoires sur les personnes concernées, la situation vécue dans leurs quartiers, sur les comportements des autorités ou encore les difficultés  rencontrées à l’entrée de certains établissements publics.

    Ces élèves se sentaient au  premier abord peu concernés par la thématique du racisme, mais Anti Moutonfinalement ils ont compris les enjeux et les réalités sous-jacentes à ce phénomène.

    Au cours de la troisième séance, le Collectif afro Swiss est venu expliquer les mécanismes de création d’une association, les différentes typologies du racisme, ainsi que les possibilités de mobilisation de chaque citoyen envers une problématique qui le concerne. Les élèves ont apprécié l’intervention et ont commencé à imaginer des projets de lobby en faveur d’une application plus stricte de l’article 261 bis du code pénal contre la discrimination raciale.

    Le projet des élèves:

    ¨

    Nous nous sommes rendus compte que l’image de l’Irak était plutôt négative et que les personnes associaient l’Irak a ce que les médias peuvent montrer:  la guerre , des attentats… Nous voulions donner une nouvelle image car l’Irak n’est pas qu’une guerre,  c’est un pays culturel, très riche, avec beaucoup de différences ethniques .

    Nous avons pensé faire une affiche qui aurait pour but de changer l’image négative  que les médias ont pu montrer, en contrastant les images de la guerre avec celles de la  beauté des paysages et de la culture de l’Irak . Voici que que nous avons imaginé:

    L’Irak n’est pas qu’une guerre

    Ensuite nous avons pensé à  faire une soirée irakienne qui aurait pour but de toucher directement les personnes en leur faisant connaître la musique irakienne,  la danse, la gastronomie…Elle a aussi pour but  de sensibiliser les gens, de leur dire de ne pas tomber dans les préjugés que les médias peuvent nous mettre en tête.


    Pour organiser cette soirée, nous avons contacté l’association irakienne à Genève pour savoir si elle voulait collaborer avec nous. Ensuite nous avons rencontré le président de l’association

    Hassan, qui nous a proposé de découvrir la culture irakienne en allant chez lui pour apprendre à faire à manger, danser, apprendre l’histoire de l’Irak et s’amuser…!

    On a parlé avec lui, et on lui a proposé de faire une fête irakienne: il a dit oui. De son côté, il a fait les démarches nécessaires pour avoir une salle, un groupe de musique irakienne, et les gens de sa communauté qui viendraient. De notre côté, nous nous sommes organisés pour acheter la nourriture, les boissons, et les accessoires de la soirée. Nous avons également fait une affiche pour promouvoir la soirée auprès de nos parents et amis.

    Ensuite nous sommes allés à la salle que Hassan a loué. Nous sommes arrivés à midi, et nous avons commencé à préparer la nourriture et les décorations de la salle.


    Le plat que nous avons préparé était une spécialité irakienne: le byriani, composé de patates, carottes, petit-pois, riz, poulet, purée de lentilles, salade et yaourt nature. Excellent!!! A faire chez soi!

    Au début de la soirée, nous avons présenté notre projet au public, Hassan a traduit pour nous en arabe pour les personnes qui ne comprenaient pas le français:

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    Enfin, la soirée s’est bien déroulée, nous avons chanté dansé et bien rigolé. Les invités ont également commencé à danser, chanter.

    Organiser cette soirée nous a beaucoup plus. Ce que nous avons aimé, c’est préparer la salle avec Noli, déguster la nourriture irakienne. Nous sommes fiers de notre travail. Nous avons fait une recette de plus de 1200.-, ce qui a permis de couvrir tous les frais de la soirée.

    Femmes migrantes

    Nous avons décidé de travailler avec Camarada, qui est une association qui cherche à intégrer les femmes migrantes.

    Problématique:

    S’informer et aider les femmes migrantes qui sont à Camarada, dans une activité. Cette activité est la cuisine.

    Comprendre pourquoi les femmes migrantes s’intègrent-elles moins bien que les hommes?

    Activité:

    Nous avons pris contact avec l’association Camarada, notre contact était Madame Breukel. Elle nous a reçu le 13 avril au sein de l’association, nous avons visité les locaux avec elle et elle nous a raconté l’histoire, le but et la façon de procéder de Camarada. De plus nous avons pu participer à une activité culinaire.

    Le centre Camarada a été créé afin d’aider les femmes migrantes à s’intégrer, pour cela elles y apprennent à lire et écrire (quelques fois à parler) le français. Elles ne le parlent, ne l’écrivent ou ne le lisent pas, car pour la plupart, ce sont des femmes qui ont des enfants, une vie de famille et c’est le mari qui travaille, ce qui fait qu’elles ne sortent pratiquement pas et ont très peu de contact.

    Lors des cours, les organisateurs essaient de mettre en place une diversité des origines, car si elles sont toutes de la même nationalité, elles communiqueront dans leur langue et ne s’intègreront pas plus qu’avant.  En plus des cours de français et d’alphabétisation, une grande liste de cours est proposée, comme par exemple, un cours de couture (il faut savoir que dans beaucoup de pays ce sont les hommes qui cousent et non les femmes), de gymnastique, de natation, d’initiation au vélo et pour finir de cuisine.

    Pour intégrer l’association, une contribution de 10frs est demandée à chaque femme. Cependant, beaucoup d’entre elles n’ont pas les moyens, c’est pour cela que le cours de cuisine a été mis en place, car une table d’hôtes est organisée tout les mardis midi.

    Le prix pour participer à ce repas est de 12frs et l’argent sert aux femmes qui ont préparé le repas. Cet argent leur est donné, pour payer leur contribution, mais aussi pour elles-mêmes, car ne travaillant pas, c’est souvent leur mari qui a l’argent. Grâce à l’argent gagné à Camarada elles peuvent se faire un cadeau, ou bien, appeler leur famille au pays, car généralement, c’est la famille du mari qu’on appelle.

    Une garderie est aussi mise en place, pour que les femmes qui ont des enfants en bas âge, puissent tout de même venir aux cours. D’ailleurs, les horaires des cours sont établis par rapport aux heures des écoles, pour que les femmes puissent aller chercher leurs enfants.

    L’association reçoit des subventions, mais la plupart des employé-e-s sont bénévoles.

    Cette expérience a été très enrichissante pour nous: nous avons pu voir une journée à Camarada, et nous rendre compte du quotidien de cette association, comprendre, grâce aux explications de Madame Brukel, pourquoi ces femmes s’intègrent difficilement par rapport à leur mari. La réponse est simple, car elles doivent s’occuper des enfants, n’ont pas de travail et ne sortent pas.

    Les problèmes que nous avons encouru pour réaliser ce projet sont les suivants:

    Nous avons pris beaucoup de temps à nous décider sur le sujet et Patricia s’est retrouvé seule très souvent durant les cours, car Camille a été absente pour diverses raisons, de plus Élodie qui faisait parti du projet a quitté l’ECG.

    Patricia et Camille

    Voici une vidéo qui se trouve sur le site de Camarada: Camarada, la maison des femmes migrantes

    Exposition photo sur les Roms

    Problématique:

    De nombreux préjugés existent à l’égard des Roms, notamment chez les jeunes. Les médias surfent sur la vague de la mendicité et ne prennent pas le temps d’expliquer les raisons de leur venue ici, ce qu’ils laissent derrière eux, et à quoi sert l’argent récolté par la mendicité. Ce travail consiste à éliminer les préjugés en décrivant leur mode de vie dans leur pays et pourquoi ils viennent en Suisse. Pour cela, nous allons créer une exposition photos que nous allons afficher dans l’école, afin que tous les élèves puissent découvrir les Roms.

    Objectifs:

    Montrer une autre facette de la réalité des Roms aux élèves de l’ECG

    Étapes du projet et activités:

    1. Prise de contact et rencontre avec Eric Roset et choix de photos significatives

    2. Demande de financement pour imprimer les photos

    3. Élaboration de légendes pour donner plus d’impact à ces images

    4. Exposition dans l’école

    Le choix des photos a été fait en collaboration avec Eric Roset, qui a également pris de son temps pour mieux nous renseigner sur le sujet, ainsi que des membres de l’association Mesemrom.

    Islam et médias

    Problématique:

    Depuis le 11 septembre 2001, les médias contribuent à donner une image tronquée des musulmans, associant Islam, violence et terrorisme. Cet amalgame peut amener des conséquences sur les musulmans qui vivent en Suisse, en grande majorité paisibles et intégrés. Nous avons distribué un questionnaire à 20 élèves de l’ECG, dont voici les résultats:

    1. Qu’évoque pour vous, le mot MUSULMAN?

    Religion: 28% Terrorisme: 6% Tolérance: 3%

    Tradition: 20% Savoir: 5% Rigidité: 3%

    Pratique: 14% Violence: 5% Ouverture: 1%

    Soumission: 11% Fanatisme: 3% Haine: 1%

    2. Pensez-vous que le voile, le foulard ou la burqua portés par certaines femmes musulmanes sont un signe de soumission?

    Non: 64%

    Oui: 36%

    3. Savez-vous d’où viennent les musulmans qui vivent en Suisse?

    Maghreb ( Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte): 33% Iran: 5%

    Albanie, Kosovo: 20% Irak: 5%

    Pays Arabes: 19% Serbie: 2%

    Afrique: 7% Europe de l’est: 2%

    Turquie: 5% France: 2%

    4. Pensez-vous que les mariages forcés ou arrangés soient majoritairement pratiqués dans cette religion?

    Oui: 54%

    Non: 46%

    5. Pensez-vous que le 11 septembre 2001 a terni l’image des musulmans?

    Oui: 75%

    Non: 25%

    Une fois notre questionnaire posé et nos statistiques faites sur l’opinion des jeunes sur cette religion, certains préjugés sont souvent ressortis, tels que la soumission féminine et le terrorisme. Un majorité des élèves ne savent pas que les musulmans de Suisse viennent pour la plupart d’ex-Yougoslavie (60% en Suisse romande) et de Turquie, et ne sont donc même pas « arabes ».

    Source: Le paysage religieux en Suisse, recensement de la population 2000

    Source: Le paysage religieux en Suisse, recensement de la population 2000, http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.Document.50517.pdf

    Objectif:

    Faire réfléchir les élèves de l’ECG à la représentation faussée qu’ils ont de l’Islam

    Étapes du projet et activités:

    1. S’informer sur la réalité des préjugés que véhiculent les médias par un questionnaire

    2. Trouver des images contredisant le discours ambiant

    3. Organiser une exposition de notre travail au Cedoc

    Nous avons pour objectif d’illustrer notre questionnaire avec des caricatures. Certaines d’entre elles auront pour but de démontrer les préjugés que nous avons retrouvé dans les réponses de nos questionnaires, dans le but de montrer un bon aspect de cette religion. Afin de concrétiser notre projet, nous avons loué une vitrine à l’entrée de la bibliothèque où nous exposerons quelques images à propos des préjugés trouvés, et des images qui montrent que ceux-ci ne sont souvent pas vrais…

    Court-métrage sur les Roms

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    Dans le cadre de notre cours de civisme, nous nous sommes orientés vers un projet traitant des Roms à Genève. Notre projet consiste à montrer par un reportage, que bien souvent il existe des préjugés concernant les roms.

    Problématique : Dénoncer les discriminations et se débarrasser des préjugés envers les Roms, ainsi que montrer les aspects positifs de ces derniers en décrédibilisant le reportage de l’émission de Temps Présent ” Dressés pour mendier”.

    Le reportage de temps présent du jeudi 21 janvier intitulé «Dressés pour voler. La malédiction des enfants gitans » a peut-être encore renforcé l’image négative des Roms déjà bien présente à Genève. Ce reportage a été fait par un réalisateur roumain, qui manquait par conséquent d’impartialité. Le reportage laisse de plus supposer qu’il s’agit d’une généralité, alors que la réalité, notamment en Suisse, est tout autre.

    Par conséquent, et au vu de la fausse image véhiculée des Roms qui sont déjà passablement discriminés, nous avons voulu, grâce à notre reportage démontrer que la plupart des Roms venant à Genève sont ici pour récolter un peu d’argent, car le contexte social est plus que difficile en Roumanie, malgré les aides débloquées par l’État. Ceux-ci étant encore, souvent rejetés dans leur pays.

    Dans notre démarche, nous avons été aidés par l’association MESEMROM (http://www.mesemrom.org) qui sensibilise l’opinion publique à la condition de vie de ces derniers. Grâce à l’association, nous avons pu donner l’occasion, à une jeune Roms de s’exprimer, et ainsi mieux connaître ces Roms, qui viennent pour la plupart d’un village appelé « Aiud », dans le centre Ouest de la Roumanie.

    Nous voulons montrer la réalité des Roms venant à Genève, et nous espérons pouvoir faire évoluer les mentalités et ainsi démontrer que les Roms ne sont pas tous des délinquants !

    Un outil de Mesemrom pour lutter contres les clichés

    Antoine, Mélanie, Julien et Ludovic

    Soirée irakienne ce vendredi!

    31 mai 2010

    Nous nous sommes rendus compte que l’image de l’Irak était plutôt négative et que les personnes associaient l’Irak a ce que les médias peuvent montrer:  la guerre , des attentats… Nous voulions donner une nouvelle image car l’Irak n’est pas qu’une guerre,  c’est un pays culturel, très riche, avec beaucoup de différences ethniques .

    Nous avons pensé faire une affiche qui aurait pour but de changer l’image négative  que les médias ont pu montrer, en contrastant les images de la guerre avec celles de la  beauté des paysages et de la culture de l’Irak .

    Ensuite nous avons pensé à  faire une soirée irakienne qui aurait pour but de toucher directement les personnes en leur faisant connaître la musique irakienne,  la danse, la gastronomie…Elle a aussi pour but  de sensibiliser les gens, de leur dire de ne pas tomber dans les préjugés que les médias peuvent nous mettre en tête.

    Venez nombreux ce vendredi à l’Espace 99 (99 rue de Lyon)!

    Exposition des projets d’élèves à l’ECG Jean-Piaget

    8 mai 2010